En contradiction directe avec les annonces récentes de Donald Trump, le chef républicain du Sénat Mitch McConnell a présenté un amendement mettant en garde contre "le danger d'un retrait précipité" de Syrie et d'Afghanistan, qui doit passer un premier vote de procédure jeudi.
Après sa sonnante critique des chefs de ses propres services de renseignement, le président républicain risque probablement de recevoir un camouflet sur sa politique étrangère, asséné par ses propres troupes au Sénat. Et, cette fois, le message vient du chef des sénateurs républicains lui-même qui s'était jusqu'ici surtout illustré par son absence de critiques publiques contre Donald Trump.
"Mon amendement reconnaîtrait le fait évident qu'el-Qaëda, (le groupe) Etat islamique et leurs associés en Syrie et en Afghanistan continuent de représenter une menace sérieuse" pour les Etats-Unis, a déclaré M. McConnell mardi. "Il reconnaîtrait le danger d'un retrait précipité de ces conflits" en Syrie et Afghanistan, avait-il poursuivi.
Un premier vote de procédure est prévu à 15h30 (20h30 GMT). Il faudra alors 60 voix, sur 100, pour que cet amendement passe cet obstacle et puisse ensuite être soumis à un vote final.
Les républicains ne détiennent que 53 sièges au Sénat mais Mitch McConnell estime pouvoir probablement compter sur plusieurs voix démocrates.
Les chefs du renseignement américain ont dressé mardi devant le Sénat un tableau des grandes menaces mondiales reflétant un désaccord marqué avec l'analyse de l'occupant de la Maison Blanche sur la Syrie, la Corée du Nord ou encore l'Iran.
Une évaluation qui leur a valu mercredi une volée de bois vert de la part du président: "Les membres des services de renseignement devraient peut-être retourner à l'école !", a tweeté Donald Trump, les qualifiant de "naïfs".
Des propos qui ont profondément hérissé sa majorité au Sénat.
Donald Trump a soudainement annoncé en décembre le retrait des soldats américains de Syrie, en affirmant alors que les jihadistes de l'EI avaient été vaincus. Et il ne fait pas mystère de son intention de quitter dès que possible l'Afghanistan après 17 années de guerre.
L'amendement de M. McConnell complète un projet de loi qui envisage notamment de nouvelles sanctions contre la Syrie et protégerait les autorités locales américaines décidant de ne pas travailler avec des entreprises boycottant Israël. Ce projet doit être soumis à un premier vote de procédure au Sénat et, in fine, devra être examiné par la Chambre des représentants aux mains des démocrates.
Après sa sonnante critique des chefs de ses propres services de renseignement, le président républicain risque probablement de recevoir un camouflet sur sa politique étrangère, asséné par ses propres troupes au Sénat. Et, cette fois, le message vient du chef des sénateurs républicains lui-même qui s'était jusqu'ici surtout illustré par son absence de critiques publiques contre Donald Trump."Mon amendement reconnaîtrait le fait évident qu'el-Qaëda, (le groupe) Etat islamique et leurs associés en Syrie et en Afghanistan continuent de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine