"Nous n'offrons pas de renégociation, et une renégociation n'est pas sur la table", a déclaré M. Varadkar devant la chambre basse du Parlement irlandais, au lendemain du vote par les députés britanniques d'un amendement favorable à de nouveaux pourparlers, en particulier sur la question de la frontière irlandaise.
L'Irlande rejoint la France et l'Allemagne qui ont clairement fait savoir que les termes du traité négocié entre l'UE et le Royaume-Uni n'étaient plus négociables. Le porte-parole du président du Conseil européen Donald Tusk avait affiché la même fermeté dès mardi soir.
Le message de l'UE est "clair", selon Leo Varadkar, qui doit s'entretenir par téléphone avec Theresa May mercredi après-midi: "l'accord de retrait (...) ne sera pas rouvert" et "il n'y a aucune raison d'organiser un sommet exceptionnel" de l'UE.
Mardi soir, la Chambre des communes a adopté un amendement déposé par le conservateur Graham Brady et soutenu par le gouvernement britannique, demandant à trouver des "arrangements alternatifs" aux dispositions relatives au controversé "filet de sécurité" (ou "backstop") visant à éviter le retour d'une frontière physique entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande.
Ce "filet de sécurité" prévoit une union douanière entre le Royaume-Uni et l'UE, avec en sus, pour la province britannique d'Irlande du Nord, un alignement sur certaines réglementations européennes en matière sanitaire et de taxes.
"Je ne sais pas ce que sont ces arrangements alternatifs. Nous sommes déjà passés par là et je ne crois pas que de tels arrangements existent", a commenté Leo Varadkar. "C'est pourquoi nous avons l'accord que nous avons maintenant".


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