Le vice-Président du Parlement libanais, le député Elie Ferzli. Photo Ani
Le vice-Président du Parlement libanais, le député Elie Ferzli, a annoncé mercredi, à l'issue d'une réunion du bureau de la Chambre, que cette instance avait "développé un +filet de sécurité+" permettant de prendre des mesures au cas où le gouvernement ne serait pas rapidement formé, tout en se disant optimiste sur sa constitution rapide.
"Nous avons développé un +filet de sécurité+ avec des alternatives au cas où le gouvernement ne serait pas formé", a affirmé M. Ferzli à l'issue de la réunion présidée par le chef du Législatif, Nabih Berry. Il a souligné que "toutes les possibilités ont été prises en compte, afin d'assurer l'intérêt public, et M. Berry agira à partir de là".
Concernant la formation du gouvernement, attendue depuis plus de huit mois, le député Ferzli a affirmé que "les choses touchent à leur fin", appelant toutefois à "ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué".
Le Premier ministre désigné, Saad Hariri, avait affirmé mardi que la question de la formation du gouvernement serait "tranchée dans les deux prochains jours, d'une façon positive ou négative", se refusant à toute autre précision. Ces derniers jours, la question d'une récusation de Saad Hariri de sa mission de former le cabinet est apparue, tout comme une possible réactivation du cabinet sortant. Les tractations pour la mise sur pied de l'équipe ministérielle avaient repris la semaine dernière après plusieurs semaines de blocage. La formation du gouvernement bute toujours sur le fameux obstacle sunnite, né de l’insistance des six députés de la "Rencontre consultative" – bénéficiant de l'appui décisif du Hezbollah – de prendre part au cabinet, la volonté du chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, d'obtenir le tiers de blocage, et la distribution de certains portefeuilles.
Le chef du Législatif a ensuite présidé sa réunion hebdomadaire avec les députés. A l'issue de cette rencontre, le député Ali Bazzi a rapporté que, concernant les tractations gouvernementales, M. Berry "estime que les contacts qui ont eu lieu se sont concentrés sur deux questions : la représentation des députés de la Rencontre consultative et certaines touches de denrière minute les portefeuilles".
"Il y a eu un accord sur le principe de la représentation de la Rencontre consultative" a ajouté M. Bazzi, soulignant qu'il reste à déterminer "de quelle quote-part" le ministre représentant ce groupe relèvera". "Saad Hariri a fait son travail et a contacté toutes les parties essentielles, et Nabih Berry a rempli son devoir au cours des deux derniers jours afin de faciliter" les tractations, a-t-il souligné.
Concernant la réunion du bureau du Parlement, Ali Bazzi a souligné qu'il ne revenait pas à cet organisme de définir une date pour une future séance parlementaire. "Cela revient exclusivement à M. Berry", a-t-il insisté, soulignant que l'ordre du jour qui devrait être étudié au cours de cette séance contient "9 points différents, 6 projets de loi et 3 propositions".

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