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Économie - Finances Publiques

Riyad lance un vaste plan industriel et veut mobiliser 427 milliards de dollars d’investissements

Le gouvernement saoudien a mis en œuvre plus de 300 initiatives pour stimuler l’économie au ralenti.

Le ministre de l’Énergie, Khalid al-Falih, annonçant la signature d’accords avec des investisseurs étrangers et locaux, lors d’une cérémonie, hier, à Riyad. Photo AFP

L’Arabie saoudite, première économie du monde arabe, a lancé hier un ambitieux programme visant à mobiliser, selon elle, 427 milliards de dollars d’investissements dans les secteurs de l’industrie, des infrastructures et des services, afin de réduire sa dépendance au pétrole. Pour donner le coup d’envoi de ce programme de 12 ans, le royaume a annoncé la signature de 37 accords, d’une valeur totale de 55 milliards de dollars, avec des investisseurs étrangers et locaux, lors d’une cérémonie à Riyad en présence du prince héritier, Mohammad ben Salmane. Vingt-neuf autres accords, d’une valeur de 960 millions de dollars, ont été annoncés à cette occasion, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué.

Au total, 34 agences gouvernementales travaillent à la mise en œuvre de plus de 300 initiatives dans le cadre de ce programme, dont plus de 130, d’une valeur totale de 16 milliards de dollars, visent à assurer des résultats dès 2019. Plusieurs sont axées sur la mise en œuvre de politiques et de règlementations destinées à donner des résultats tangibles au cours des 90 prochains jours, selon le communiqué. Ce programme centré sur les infrastructures, l’industrie et la logistique s’inscrit dans le cadre du plan « Vision 2030 » cher au prince Mohammad, surnommé « MBS », qui vise à diversifier l’économie du royaume, à la merci des fluctuations des prix du pétrole.

Parmi les accords annoncés, figurent deux protocoles d’accord entre le programme SAMI de l’industrie militaire saoudienne et le groupe français Thales, spécialisé notamment dans l’aérospatiale et la défense, et CMI Defense de Belgique. Un autre prévoit une association entre le géant pétrolier national Aramco et le groupe de pétrochimie saoudien Sabic pour produire de nombreux produits pétrochimiques. Le ministre de l’Énergie saoudien, Khalid al-Falih, a déclaré que la mise en œuvre d’un certain nombre de projets avait déjà commencé.

Par ailleurs, le gouvernement saoudien dépensera 100 milliards de riyals (soit 27 milliards de dollars) en 2019 et 2020 dans le cadre de son programme de développement industriel, selon son vice-ministre de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources minérales Abed Abdallah al-Saadoun. Le programme offre des opportunités d’investissement dans les secteurs des mines, de l’industrie, de la logistique et de l’énergie au sein du royaume, selon un document distribué aux participants lors d’une conférence sur l’investissement à Riyad. « Le programme offre aux investisseurs la possibilité d’investir dans des projets tels que des usines de fabrication de caoutchouc, des catalyseurs et des véhicules », a déclaré al-Saadoun. Ces projets devraient créer 1,6 million d’emplois, stimuler les exportations non pétrolières de 267 milliards de dollars par an et contribuer à hauteur de 320 milliards de dollars au Produit intérieur brut, soit près de 40 % du PIB de l’année dernière, a-t-il dit.

Lors d’une conférence sur l’investissement en octobre appelée le « Davos du désert », Riyad avait annoncé la signature de contrats d’investissement d’une valeur de 44 milliards de dollars. Depuis le lancement du plan de réformes « Vision 2030 », des mégaprojets d’une valeur de plusieurs centaines de milliards de dollars ont été annoncés, mais leur mise en œuvre a été lente. Fin 2017, le royaume avait annoncé son intention de construire NEOM, une mégapole de 500 milliards de dollars dans le nord-ouest du royaume, tout au long de la mer Rouge. La privatisation partielle d’Aramco, visant à mobiliser les énormes montants nécessaires aux investissements projetés, a été sans cesse reportée. Depuis l’effondrement des prix du pétrole à la mi-2014, l’Arabie saoudite a accumulé 313 milliards de dollars de déficits budgétaires, financés par des prélèvements sur les réserves budgétaires du pays et des emprunts.

Source : AFP

L’Arabie saoudite, première économie du monde arabe, a lancé hier un ambitieux programme visant à mobiliser, selon elle, 427 milliards de dollars d’investissements dans les secteurs de l’industrie, des infrastructures et des services, afin de réduire sa dépendance au pétrole. Pour donner le coup d’envoi de ce programme de 12 ans, le royaume a annoncé la signature de 37 accords, d’une valeur totale de 55 milliards de dollars, avec des investisseurs étrangers et locaux, lors d’une cérémonie à Riyad en présence du prince héritier, Mohammad ben Salmane. Vingt-neuf autres accords, d’une valeur de 960 millions de dollars, ont été annoncés à cette occasion, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué. Au total, 34 agences gouvernementales travaillent à la mise en œuvre de plus de 300 initiatives dans le...
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