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Nouvelle évasion d'un détenu en France, avec l'aide d'un commando armé devant un tribunal

Une nouvelle évasion spectaculaire a eu lieu en France lundi lorsqu'un commando "lourdement armé" a attaqué une escorte pénitentiaire devant un tribunal, où le détenu devait être conduit devant un juge.

Cette nouvelle évasion intervient après celle, avec un hélicoptère, du braqueur récidiviste Redoine Faïd en juillet 2018. Celle-ci avait entraîné une réorganisation des services de l'administration pénitentiaire française, jugée "insuffisamment réactive".

Vers 07h30 GMT lundi, deux malfaiteurs "lourdement armés" ont fait irruption aux abords du palais de justice de Tarascon (sud-est de la France), a expliqué lors d'une conférence de presse le procureur de la République Patrick Desjardins, qui avait dans un premier temps évoqué la présence de trois assaillants. Face à eux, trois agents de l'administration pénitentiaire qui escortaient un détenu du centre pénitentiaire de Béziers (sud-est).

A l'issue de cette opération commando menée "par des individus très déterminés", au moins 11 douilles ont été retrouvées sur les lieux, à l'arrière du palais, dont plusieurs de calibre 5.52, du type fusil d'assaut, a précisé M. Desjardins.

"Ils n'ont pas hésité à tirer sur le véhicule quand celui-ci a tenté de prendre la fuite avec le prisonnier encore à bord, et plusieurs impacts ont été relevés sur le fourgon, dont un sur le pare-brise, à hauteur d'homme", a insisté le procureur.

S'ils sont "très choqués", aucun des trois membres de l'escorte pénitentiaire, dont une femme, n'a cependant été blessé par balles. Le plus touché, qui a reçu des coups, est celui qui était sorti du véhicule pour aller demander l'ouverture de la porte d'accès du bâtiment. Un autre a été touché par des éclats de verre.

Les deux membres du commando et le détenu ont pris la fuite, d'abord à pied, ensuite sans doute en voiture, selon le procureur.

Le prisonnier évadé, âgé de 27 ans, n'avait pas le statut de "détenu particulièrement surveillé", a insisté M. Desjardins, mais il était "dans le spectre haut de la délinquance, (...) même si il est encore trop tôt pour parler de grand banditisme". "Il était mis en examen pour vol aggravé et allait être présenté à un juge d'instruction", a-t-il précisé.

"Le mode opératoire est très violent. Cela fait longtemps qu'on n'a pas vu une attaque de fourgon à l'arme automatique", a-t-on notamment commenté à la direction de l'administration pénitentiaire.

Selon Karim Terki, représentant du syndicat CGT pénitentiaire, "ce détenu avait déjà tenté de s'évader lors d'une précédente incarcération. L'administration est bien naïve, il a fait le gentil pendant des mois pour tenter de s'évader de nouveau".

La dernière évasion spectaculaire en France remonte à fin décembre: un détenu a franchi les murs d'enceinte de la prison de Fresnes (région parisienne) depuis une cour de promenade, en s'aidant avec des draps noués à un morceau de bois. Les surveillants ont tiré trois coups de feu depuis les miradors sans l'arrêter. Il est toujours recherché.

En juillet 2018, Redoine Faïd s'était lui enfui par hélicoptère sous le nez de ses gardiens à Réau (région parisienne), grâce à deux complices, cagoulés, armés notamment de fusils d'assaut. Il avait été arrêté en octobre 2018.

Une nouvelle évasion spectaculaire a eu lieu en France lundi lorsqu'un commando "lourdement armé" a attaqué une escorte pénitentiaire devant un tribunal, où le détenu devait être conduit devant un juge. Cette nouvelle évasion intervient après celle, avec un hélicoptère, du braqueur récidiviste Redoine Faïd en juillet 2018. Celle-ci avait entraîné une réorganisation des services de l'administration pénitentiaire française, jugée "insuffisamment réactive". Vers 07h30 GMT lundi, deux malfaiteurs "lourdement armés" ont fait irruption aux abords du palais de justice de Tarascon (sud-est de la France), a expliqué lors d'une conférence de presse le procureur de la République Patrick Desjardins, qui avait dans un premier temps évoqué la présence de trois assaillants. Face à eux, trois agents de...