Downing Street a annoncé dimanche avoir engagé des discussions afin d'étendre le nombre et la durée des séances de débats au parlement, pour s'assurer d'un temps suffisant pour adopter tous les textes nécessaires avant le Brexit.
"Nous sommes conscients qu'il s'agit d'un calendrier exigeant. Par précaution, nous sommes donc en discussion préliminaire au sujet de l'allongement de la durée des séances, mais uniquement si cela s'avère nécessaire", a déclaré à l'AFP un porte-parole du gouvernement.
Les débats pourraient ainsi se prolonger jusqu'à minuit les lundi, être allongés de près de cinq heure les mardis, ou se tenir le vendredi - ce qui n'est habituellement pas le cas - jusqu'à la date du Brexit, le 29 mars prochain. La pause parlementaire de huit jours, du 15 au 24 février, pourrait, elle, être supprimée.
"Tous les députés auront la possibilité de débattre et de voter avant toute extension du calendrier", a précisé le porte-parole. "Nous reconnaissons la nécessité d'équilibrer ce calendrier avec le travail des députés dans leur circonscription, ainsi que l'importance de la vie de famille".
Sur les treize lois qui doivent être adoptées avant le Brexit, cinq ont ont été promulguées, huit doivent toujours être votées, et les débats n'ont pas commencé pour certaines, dont les textes portant sur l'environnement et le bien-être animal, selon les données compilées par le centre de réflexion Institute for Government.
"J'ai encore l'impression qu'avec le soutien des deux Chambres, la Chambre des communes et la Chambre des lords, avec de la bonne volonté et de la détermination, nous pouvons encore passer ces lois dans les temps", a déclaré la ministre des Relations avec le parlement, Andrea Leadsom, sur la BBC.
En parallèle, Downing Street envisage également l'introduction de la loi martiale, en cas de perturbations après un éventuel Brexit sans accord, a annoncé le Sunday Times.
Un couvre-feu, des interdictions de voyager ou le déploiement de l'armée pourraient être décidés, dans le cadre du Civil Contingencies Act de 2004, pour empêcher des troubles, alors que la société britannique s'interroge des conséquences d'un "no deal".
"La Première ministre a déclaré qu'il y aurait des perturbations en cas de sortie sans accord", a convenu un porte-parole de l'exécutif. "Mais en tant que gouvernement responsable, nous prenons les mesures appropriées pour minimiser ces perturbations et veiller à ce que le pays soit préparé".


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