Affaire Moussa Sadr : report de l’audience au 15 mars
La cour de justice présidée par le juge Jean Fahd s’est penchée hier sur l’affaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr en Libye en 1978, ainsi que ses deux accompagnateurs, le cheikh Mohammad Yaacoub et le journaliste Abbas Badreddine. L’audience a été levée en attendant que l’avocat général près la cour de justice Zaher Hamadé a notifié plusieurs personnes faisant l’objet de plaintes dans le cadre de cette affaire. Plusieurs mandats d’arrêt par contumace ont également été lancés, notamment à l’encontre de Moussa Koussa et Abdel Salam Jalloud, anciens conseillers du président libyen déchu Mouammar Kadhafi. « L’audience a été reportée en attendant la fin de l’enquête avec Hannibal Kadhafi (un des fils de l’ancien dictateur arrêté en décembre 2015 à Beyrouth). Ce dernier avait donné des informations qui se recoupent avec les nôtres, en affirmant que l’imam et ses compagnons ont été assignés à résidence dans une villa dans la ville de Janzour, en Libye, au moins jusqu’en 1982 », a déclaré l’avocat de la famille Sadr, Chadi Hussein. La famille du cheikh Yaacoub a pour sa part dénoncé « une implication régionale » dans cette affaire. La prochaine audience devrait avoir lieu le 15 mars prochain.
Poursuite des interrogations dans l’affaire du crime de Btedii
Le juge d’instruction Sami Sader a poursuivi hier son enquête dans le cadre de l’affaire du meurtre de Sobhi et Nadimé Fakhri à Btedii, près de Deir el-Ahmar, en 2014. Le couple avait été victime d’un gang de la Békaa, dont les membres sont originaires de Dar el-Wassaa et appartiennent au clan Jaafar. Ce jour-là, le gang fuyait lors d’une course poursuite engagée avec l’armée et voulait trouver refuge dans la maison des Fakhri. Le juge a interrogé trois personnes dans le cadre de cette affaire, avant de transférer le dossier à la Cour de cassation.


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