La démission de Carlos Ghosn de la présidence de Renault mercredi soir ouvre "une nouvelle étape" pour le constructeur automobile, dont le nouveau président aura "pour mission de renforcer l'Alliance" avec Nissan et Mitsubishi, a réaffirmé jeudi le porte-parole du gouvernement français.
"On passe à une nouvelle étape, c'est ça qui est important pour l'entreprise, pour les salariés du groupe, pour les territoires où il y a des usines qui tournent et où souvent ce sont des donneurs d'ordres important, à la fois pour l'entreprise Renault elle-même, les sous-traitants et la chaîne industrielle française", a réagi le porte-parole, Benjamin Griveaux, sur Radio Classique.
Le tandem composé des Français Thierry Bolloré, adjoint et dauphin désigné de M. Ghosn, et Jean-Dominique Senard, patron de l'équipementier automobile Michelin, devrait être intronisé jeudi à la tête du constructeur automobile lors d'un conseil d'administration.
Avec ce duo, il y a "le souhait d'avoir au fond une direction générale très exécutive, très opérationnelle, parce que c'est une très grosse machine à faire tourner et cela demande beaucoup d'expertise, et puis aussi un président avec une stratégie pour le groupe et notamment avec pour mission de renforcer, de consolider l'Alliance", a rappelé M. Griveaux.
N'y a-t-il toutefois pas un risque de la voir éclater ? "Tout sera mis en œuvre pour que cette Alliance soit renforcée (...) Elle est solide, elle doit être pérenne (...) notamment pour les emplois en France", a répondu M. Griveaux, en faisant valoir que la France avait eu "des liens permanents avec les autorités japonaises dans ce dossier".
Interrogé sur des informations de presse qui évoquaient mi-janvier le fait que M. Ghosn n'était plus résident fiscal en France depuis 2012 et était domicilié fiscalement aux Pays-Bas, Benjamin Griveaux s'est refusé à commenter une enquête "sur un sol étranger".


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