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Tunisie: détention provisoire pour insultes racistes envers un instituteur

La mère d'une élève de Sfax, dans l'est de la Tunisie, accusée d'avoir proféré des insultes racistes envers son instituteur, a été placée en détention provisoire en vertu de la loi contre le racisme votée fin 2018, a indiqué le parquet.

L'écolière, expulsée de sa classe samedi, avait téléphoné à sa mère qui s'est précipitée à l'école et s'en est pris à l'instituteur, y compris par des mots très péjoratifs concernant sa couleur de peau, selon les premiers éléments de l'enquête.

"Cette dame a été placée sous mandat de dépôt mardi et sera jugée la semaine prochaine devant le tribunal pénal de Sfax", a indiqué à l'AFP le porte-parole du procureur, Mourad Turki.

Elle est poursuivie pour insultes à caractères racistes, passibles d'un an de prison en vertu de la nouvelle loi, ainsi que pour outrage à un fonctionnaire, également passible de prison.

Son mari sera également jugé pour outrage à un fonctionnaire.

Pour l'Association tunisienne de soutien aux minorités, il s'agit de l'un des premiers cas répertoriés dans lequel la loi contre le racisme est appliquée. La présidente de l'association, Yamina Thabet, s'est réjouie de voir la loi entrer en application, "car on a beaucoup souffert du vide juridique qui existait jusque là", tout en soulignant que le texte prévoit d'autres types de condamnations que la privation de liberté.

Le Parlement tunisien a voté le 9 octobre 2018 une loi attendue de longue date criminalisant les propos racistes, l'incitation à la haine et les discriminations, une avancée qualifiée d'"historique" par les associations défendant les minorités.

La mère d'une élève de Sfax, dans l'est de la Tunisie, accusée d'avoir proféré des insultes racistes envers son instituteur, a été placée en détention provisoire en vertu de la loi contre le racisme votée fin 2018, a indiqué le parquet.L'écolière, expulsée de sa classe samedi, avait téléphoné à sa mère qui s'est précipitée à l'école et s'en est pris à l'instituteur, y compris par des mots très péjoratifs concernant sa couleur de peau, selon les premiers éléments de l'enquête."Cette dame a été placée sous mandat de dépôt mardi et sera jugée la semaine prochaine devant le tribunal pénal de Sfax", a indiqué à l'AFP le porte-parole du procureur, Mourad Turki.Elle est poursuivie pour insultes à caractères racistes, passibles d'un an de prison en vertu de la nouvelle loi, ainsi que pour outrage à un...