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Viol présumé d'une Canadienne à Paris : "Je veux être entendu", implore en larmes un policier

"Je n'en peux plus. (...) Je veux être entendu" : un des deux policiers jugés pour le viol d'une Canadienne qui aurait eu lieu en avril 2014 dans les locaux de la police à Paris a imploré en larmes la cour mercredi de l'entendre.

Le procès, qui a commencé le 14 janvier, à la cour d'assises de Paris, n'a pas encore abordé le viol dénoncé. Les deux policiers, qui comparaissent libre, encourent 20 ans de réclusion.

"Je n'arrive plus à dormir. Je ne mange plus", a dit Nicolas R., après que son avocat a demandé au président de donner la parole à ce policier. "Monsieur le président, je n'en peux plus. (...) Je veux être entendu". "Votre impatience est largement compréhensible", lui a répondu le président, Stéphane Duchemin. "Il y a un cheminement logique. L'objectif, c'est que la cour puisse avoir l'ensemble des éléments", a-t-il ajouté, reconnaissant que ce procès de trois semaines était "long".

Les accusés devraient être interrogés vendredi sur les faits dénoncés.

"Les vidéos montrent bien qu'on se draguait mutuellement. (...) Elle voulait aller au bureau avec moi. On s'embrasse, on se chauffe", a raconté l'accusé. La cour a visionné mardi les vidéos du pub où Emily Spanton, la plaignante, et les policiers se sont rencontrés. On les voit tous boire beaucoup d'alcool, flirter, dans une ambiance qualifiée de "potache" par les policiers. Il y a aussi un baiser appuyé entre Nicolas R. et la jeune femme.

"J'étais bourré avec une fille bourrée. On s'enlaçait. Pourquoi en l'espace de deux secondes je me mettrais à la taper ?", a interrogé l'accusé. "J'ai toujours été respectueux des femmes. Là, on me fait passer pour un taré qui se plait à taper et violer une femme".

Nicolas R. a rappelé qu'il avait parlé aux enquêteurs, dès sa deuxième audition, sans attendre le retour des expertises ADN, d'une fellation consentie.
L'autre accusé, Antoine Q., a quant à lui admis des caresses et une pénétration digitale avec Emily Spanton, une fois que ces expertises ont montré que son ADN se trouvait dans le vagin de la plaignante. Tous deux nient le viol.

"Je n'en peux plus. (...) Je veux être entendu" : un des deux policiers jugés pour le viol d'une Canadienne qui aurait eu lieu en avril 2014 dans les locaux de la police à Paris a imploré en larmes la cour mercredi de l'entendre. Le procès, qui a commencé le 14 janvier, à la cour d'assises de Paris, n'a pas encore abordé le viol dénoncé. Les deux policiers, qui comparaissent libre, encourent 20 ans de réclusion. "Je n'arrive plus à dormir. Je ne mange plus", a dit Nicolas R., après que son avocat a demandé au président de donner la parole à ce policier. "Monsieur le président, je n'en peux plus. (...) Je veux être entendu". "Votre impatience est largement compréhensible", lui a répondu le président, Stéphane Duchemin. "Il y a un cheminement logique. L'objectif, c'est que la cour puisse avoir l'ensemble...