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Espagne : Ronaldo condamné à une lourde amende pour fraude fiscale

AFP
22/01/2019

Retour à Madrid pour Ronaldo mais à la case tribunal. La star planétaire du ballon rond a été condamnée mardi par la justice espagnole pour fraude fiscale à une peine de deux ans de prison, qu'il n'aura pas à purger, et à une lourde sanction financière.

Les deux ans de prison ont été commués en amende de 365.000 euros parce qu'en Espagne les peines allant jusqu'à deux ans ne sont généralement pas appliquées aux personnes sans antécédents judiciaires. Le juge du tribunal madrilène en charge de l'affaire a en outre imposé une sanction financière d'environ 3,2 millions d'euros à l'attaquant portugais, transféré l'été dernier du Real Madrid à la Juventus Turin, selon sa décision publiée par le tribunal.

Un porte-parole du tribunal n'était en revanche pas en mesure de dire dans l'immédiat si l'amende prononcée par le juge s'ajoutait aux 18,8 millions que Ronaldo était convenu de payer au fisc aux termes d'un accord passé en juin dernier. Contacté par l'AFP, le fisc s'est refusé à tout commentaire.

Lunettes de soleil sur le nez et tout sourire, habillé de noir, CR7 est arrivé, main dans la main avec sa compagne Georgina Rodriguez, vers 09h40 (08h40 GMT) au tribunal situé dans le nord de la capitale espagnole avant d'en repartir vers 10h25 (09h25 GMT). Sans pouvoir éviter à chaque fois la centaine de journalistes présents dans l'escalier derrière des barrières, à qui il n'a pas fait de déclarations, il s'est contenté de lâcher un "très bien" à ceux qui lui demandaient comment il allait. CR7 a signé quelques autographes avant de monter dans son véhicule pour repartir.

Alors qu'il avait demandé pour des raisons de sécurité à pouvoir entrer dans le bâtiment en voiture, ce traitement de faveur lui a été refusé par le président du tribunal. "Malgré sa grande notoriété", il n'est pas établi que son accès au tribunal par l'escalier habituel puisse "compromettre (sa) sécurité", a jugé ce dernier dans une décision rendue publique lundi. Une demande de comparution par vidéoconférence lui a également été refusée.

Le même tribunal a commencé à juger mardi l'ancien international espagnol Xabi Alonso pour fraude fiscale. Le parquet réclame à son encontre 5 ans de prison et une amende de 4 millions d'euros. L'audience a été suspendue dans la matinée afin de trancher sur la compétence du tribunal.


Sociétés offshore 
Le parquet de Madrid avait lancé en juin 2017 ses poursuites contre Ronaldo qui avait été auditionné un mois plus tard. Il avait alors assuré dans un communiqué n'avoir "jamais rien caché ni avoir eu l'intention de pratiquer l'évasion fiscale". Le parquet accuse le quintuple Ballon d'or d'avoir utilisé un montage de sociétés basées à l'étranger - aux îles Vierges britanniques et en Irlande, où les taux d'imposition sont très bas - pour éviter de payer ses impôts en Espagne sur ses "droits à l'image" entre 2011 et 2014.

Les avocats de "CR7" alléguaient pour leur part une simple différence d'interprétation sur la part de revenus imposables en Espagne.

L'accord entre le fisc espagnol et le Portugais a permis à ce dernier d'échapper à un procès coûteux en termes d'image et à l'issue duquel il risquait une peine plus lourde.

De nombreuses personnalités du ballon rond ont eu des ennuis avec le fisc espagnol comme l'ancien grand rival de Ronaldo au FC Barcelone, Lionel Messi. L'Argentin a été condamné en 2016 pour fraude fiscale à deux millions d'euros d'amende et une peine de 21 mois de prison commuée en une amende supplémentaire de 252.000 euros.


Accusé de viol aux Etats-Unis 
Les ennuis judiciaires ne sont pas pour autant terminés pour Ronaldo après l'ouverture en octobre aux Etats-Unis d'une enquête sur les accusations portées par une ancienne mannequin américaine, affirmant qu'il l'avait violée en 2009 à Las Vegas.

La police de cette ville de l'ouest des Etats-Unis a récemment adressé une requête aux autorités italiennes pour obtenir un échantillon d'ADN du footballeur.

Ronaldo a toujours fermement nié ces accusations et dit une nouvelle fois, dans un entretien au quotidien portugais Record le 31 décembre, avoir "la conscience tranquille".

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