Pernille Dahler Kardel en compagnie de l’ancien Premier ministre Fouad Siniora. Photo Dalati et Nohra
L’ancien président de la République Michel Sleiman a estimé hier que « les événements se succèdent jour après jour pour montrer l’ampleur de ce que le Liban perd en ne respectant pas le principe de neutralité, pourtant agréé par l’ensemble des parties dans leur diversité, avant de s’en retirer progressivement ou d’atermoyer, en raison de suivisme ou d’intérêts politiques particuliers ». M. Sleiman, qui a reçu hier à Yarzé la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban Pernille Dahler Kardel en visite d’adieu, a insisté dans ce cadre sur « l’importance d’un retour au texte de la déclaration de Baabda (2012), seul moyen de sauver le Liban des nombreuses turbulences qui l’entourent, la dernière en date étant le sommet qui a échoué à recouvrer la confiance de l’Occident et des frères arabes dans la politique du Liban, divisé et incapable de former un gouvernement, d’observer une position de neutralité vis-à-vis des conflits des axes et d’entreprendre des réformes sérieuses pour empêcher l’effondrement ». Mme Kardel, qui doit bientôt céder son poste au Slovaque Jan Kubis, a également été reçue hier rue Bliss par l’ancien Premier ministre Fouad Siniora.

