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Moyen Orient et Monde - États-Unis

La sénatrice démocrate Kamala Harris candidate à la Maison-Blanche

Si elle parvient à se faire élire, elle deviendra la première femme présidente des États-Unis, mais aussi la première Noire.

La sénatrice démocrate Kamala Harris a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle américaine de 2020. Photo prise le 3 novembre 2018. Mark Ralston/AFP

La sénatrice américaine Kamala Harris a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle de 2020, rejoignant le groupe croissant des prétendants démocrates souhaitant empêcher Donald Trump d’accéder à un second mandat. « Le futur de notre pays dépend de vous et de millions d’autres personnes élevant nos voix pour défendre les valeurs américaines », a-t-elle déclaré dans une vidéo postée sur Twitter.

« C’est pourquoi je suis candidate pour devenir présidente des États-Unis. » La sénatrice de 54 ans a choisi un jour férié aux États-Unis, célébrant l’anniversaire de la naissance de Martin Luther King, pour faire cette annonce – tout un symbole pour cette fille d’immigrés dont les parents ont participé au mouvement des droits civiques. C’est « un jour très spécial pour nous tous en tant qu’Américains et je suis honorée de faire cette annonce le jour où nous commémorons » sa mémoire, a-t-elle déclaré dans l’émission Good Morning America, une des matinales les plus regardées aux États-Unis. Si elle arrive à ses fins – au terme d’un long chemin semé d’embûches au cours duquel elle devra notamment remporter les primaires démocrates – elle serait la première femme présidente des États-Unis, mais aussi la première Noire. Ce ne serait pas la première fois qu’elle décrocherait un titre de pionnière. Après deux mandats de procureure de San Francisco (2004-2011), elle a été élue, deux fois, procureure de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l’État le plus peuplé du pays. Elle a ensuite décroché son premier mandat de sénatrice le jour de la victoire de Donald Trump. En prêtant serment à Washington en janvier 2017, elle est la première femme originaire d’Asie du Sud – sa mère est d’origine tamoule – et seulement la seconde sénatrice noire dans l’histoire américaine. Kamala Harris est notamment connue pour ses interrogatoires serrés, au ton parfois dur, lors d’auditions sous haute tension, comme celle du candidat conservateur controversé à la Cour suprême Brett Kavanaugh en 2018.Dans sa nouvelle biographie, The Truths We Hold. An American Journey (Les vérités que nous portons, un voyage américain, sortie le 8 janvier), ses mots rassembleurs donnent le ton à l’heure où l’Amérique est divisée par la présidence de Donald Trump. Notre « économie ne fonctionne pas pour les gens qui travaillent », a déploré sur ABC celle qui souhaite défendre les classes moyennes.

Kamala Harris a grandi à Oakland, dans la Californie progressiste des années 1960. Elle évoque volontiers son père jamaïcain, Donald, « un économiste respecté » et sa mère, arrivée d’Inde à 19 ans pour étudier, et devenue « une chercheuse admirée sur le cancer ».À 22 mois des élections présidentielles, plusieurs candidats sont déjà entrés en lice côté démocrate. La sénatrice Elizabeth Warren, féroce critique de Donald Trump et pourfendeuse de Wall Street, avait donné le coup d’envoi avec le lancement d’un comité exploratoire fin décembre. Son annonce avait été suivie de celles de l’ancien maire de San Antonio et ex-ministre de Barack Obama, Julian Castro, de la sénatrice Kirsten Gillibrand, pilier du mouvement MeToo ou encore d’une jeune élue du Congrès américain et ex-militaire Tulsi Gabbard. D’autres candidats sont pressentis, comme Bernie Sanders, candidat malheureux en 2016 face à Hillary Clinton, le charismatique quadragénaire texan Beto O’Rourke, le sénateur noir Cory Booker ou encore l’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, ainsi que le milliardaire Michael Bloomberg.

Source : AFP


La sénatrice américaine Kamala Harris a annoncé hier sa candidature à l’élection présidentielle de 2020, rejoignant le groupe croissant des prétendants démocrates souhaitant empêcher Donald Trump d’accéder à un second mandat. « Le futur de notre pays dépend de vous et de millions d’autres personnes élevant nos voix pour défendre les valeurs américaines », a-t-elle déclaré dans une vidéo postée sur Twitter. « C’est pourquoi je suis candidate pour devenir présidente des États-Unis. » La sénatrice de 54 ans a choisi un jour férié aux États-Unis, célébrant l’anniversaire de la naissance de Martin Luther King, pour faire cette annonce – tout un symbole pour cette fille d’immigrés dont les parents ont participé au mouvement des droits civiques. C’est « un jour très...
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