X

Dernières Infos

Syrie: un sénateur appelle Trump à ralentir le retrait américain

AFP
19/01/2019

Un influent sénateur américain a appelé samedi le président Donald Trump à ralentir le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie pour s'assurer que le groupe jihadiste Etat islamique (EI) soit "réellement vaincu" et éviter le "chaos".

"J'espère que le président Trump ralentira le retrait jusqu'à ce que l'EI soit réellement vaincu", a déclaré Lindsey Graham lors d'un déplacement à Ankara où il a été reçu vendredi par le président turc Recep Tayyip Erdogan et plusieurs de ses ministres. "Je peux comprendre le désir de se retirer (de Syrie), mais se retirer sans avoir de plan mènera au chaos", a mis en garde l'élu de Caroline du Sud, appelant à "faire cela de manière intelligente".

Ces déclarations surviennent quelques jours après un attentat mercredi dans la ville syrienne de Manbij, revendiqué par l'EI, qui a tué 16 personnes dont quatre Américains. Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour les forces américaines en Syrie depuis 2014.

S'il a estimé que l'EI était "pratiquement" vaincu sur le plan "territorial", M. Graham a déclaré que "plusieurs milliers de combattants de l'EI restent tapis en Syrie". "L'objectif de détruire l'EI n'est pas encore rempli", a-t-il insisté.

Le mois dernier, Donald Trump a annoncé le retrait prochain des quelque 2.000 militaires américains déployés en Syrie pour combattre les jihadistes. Cette annonce a suscité l'inquiétude de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe appuyé par Washington mais considéré comme "terroriste" par la Turquie qui menace de déclencher une nouvelle offensive contre ses positions.

Afin d'éviter une confrontation entre leurs partenaires kurdes et la Turquie, alliée au sein de l'Otan, les Etats-Unis défendent l'idée d'une "zone de sécurité" qui permettrait de séparer la frontière turque et les positions des YPG dans le nord de la Syrie.

La Turquie considère que l'aile politique des YPG, le PYD, n'est qu'une extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe kurde menant une sanglante guérilla sur le sol turc et qualifié de "terroriste" par Ankara et Washington.

Dans un effort apparent d'apaiser Ankara, le sénateur Graham a indiqué samedi qu'il comprenait ses préoccupations au sujet des combattants kurdes en Syrie, affirmant que le PYD était "interconnecté avec le PKK", ce que le gouvernement turc n'a de cesse de répéter.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

Le magazine économique du groupe

Éditorial

Pour une révolution économique

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'OLJ vous offre 5 articles

"La révolution en marche". Rejoignez maintenant la communauté des abonnés en vous abonnant dès 1$

Je poursuis la lecture

4

articles restants