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Le Soudan doit arrêter sa répression "meurtrière" des manifestations, selon Amnesty

AFP
18/01/2019

Amnesty International a appelé vendredi le Soudan à mettre fin à la répression "meurtrière" des manifestations antigouvernementales qui secouent le pays depuis près d'un mois, au lendemain de la mort par balles d'un enfant et d'un médecin.

"Les forces de sécurité soudanaises doivent arrêter leur attaque meurtrière continue contre les manifestants et le personnel médical", a déclaré l'ONG de défense des droits humains dans un communiqué.

Depuis le 19 décembre, le Soudan est secoué par un mouvement de contestation déclenché par une hausse des prix du pain dans ce pays en plein marasme économique.

Les manifestations se sont vite transformées en rassemblements quasi quotidiens appelant au départ du président Omar el-Béchir, qui a assuré que la contestation ne parviendrait pas à bout du pouvoir.

Lors de rassemblements jeudi dans la capitale Khartoum, un médecin et un enfant ont été tués "par balles", a rapporté un comité de médecins lié à l'Association des professionnels soudanais, un groupe en première ligne de la contestation.

Les autorités soudanaises n'ont pas confirmé ces décès et avaient auparavant fait état de 24 morts depuis le 19 décembre.

Amnesty International a évoqué 40 morts, dont des enfants et des personnels médicaux, et plus de 1.000 arrestations.

Sarah Jackson, directrice adjointe de l'ONG pour l'Afrique de l'Est, a qualifié vendredi de "scandale" le fait que "les forces de sécurité soudanaises continuent d'utiliser la force létale contre des manifestants et contre des (...) médecins".

Amnesty a rapporté de multiples raids des forces de sécurité dans des établissements médicaux, affirmant qu'elles avaient tiré des gaz lacrymogènes et des balles réelles à l'intérieur d'hôpitaux, et arrêté et frappé des médecins.

"En participant à ces manifestations, le peuple soudanais exerce ses droits légitimes à la liberté d'expression et au rassemblement pacifique", a affirmé Mme Jackson.

"Au lieu d'essayer de limiter ces droits, le gouvernement devrait s'attaquer aux causes fondamentales de la crise économique qui a poussé le peuple dans la rue", selon elle.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a de son côté appelé le gouvernement soudanais à "libérer immédiatement ou inculper les détenus en lien avec les manifestations".

Outre des protestataires, indique l'ONG, des journalistes, des médecins, des avocats et des dirigeants de l'opposition ont été arrêtés.

HRW a estimé que le nombre de détenus était "très probablement bien plus élevé" que le chiffre officiel de 816 personnes, donné le 7 janvier.

"Beaucoup de ceux qui ont été arrêtés restent détenus au secret, sans accès à leur famille ou sans visites d'avocats", a affirmé HRW dans un communiqué.

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