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Une centaine de cyberattaques par an contre les armées françaises et leur ministère, selon Parly

AFP
18/01/2019

Les armées françaises et leur ministère de tutelle sont la cible d'une centaine de cyberattaques par an, a affirmé vendredi la ministre française des Armées Florence Parly en présentant la doctrine française de lutte informatique offensive.

"En 2017, ce sont 700 incidents de sécurité, dont une centaine d'attaques, qui ont ciblé les réseaux du ministère. En 2018, ce même nombre a été atteint dès septembre. Ce sont donc plus de deux incidents de sécurité par jour qui ont touché tout autant notre ministère, nos opérations, nos expertises techniques et même un hôpital d'instruction des Armées", a-t-elle détaillé lors d'un discours consacré aux menaces numériques.

"Certaines sont le fruit de groupes malveillants. D'autres de hackers isolés. Mais certaines, nous le savons, viennent d'Etats pour le moins indiscrets, pour le moins décomplexés", a-t-elle dénoncé.

Selon Florence Parly, les serveurs du ministère français des Armées ont notamment été la cible d'une cyberattaque entre fin 2017 et avril 2018 au cours de laquelle "un attaquant cherchait à accéder directement au contenu de boîtes mail de 19 cadres du ministère, dont celles de quelques personnalités sensibles". "Sans notre vigilance, c'est toute notre chaîne d'alimentation en carburant de la Marine nationale qui aurait été exposée", a-t-elle souligné.

Des analyses ont permis de révéler que "derrière se cachait un mode d'attaque bien connu de nos services et que certains attribuent à +Turla+", un groupe de hackers russes soupçonnés par des médias allemands d'avoir organisé l'an dernier une cyberattaque sans précédent contre le gouvernement allemand.

"La guerre cyber a commencé et la France doit être prête à y combattre", a-t-elle lancé, en affirmant qu'en cas d'attaque cyber de nos forces, nous nous réservons le droit de riposter". "Nous serons aussi prêts à employer en opérations extérieures l'arme cyber à des fins offensives,isolément ou en appui de nos moyens conventionnels, pour en démultiplier les effets", dans le plus "strict respect des normes du droit international public", par le biais d'un "processus de ciblage numérique extrêmement strict", a-t-elle fait valoir.

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