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Gouvernement : Bassil qualifie la position de Frangié de "coup de poignard dans le dos"

Liban
OLJ
17/01/2019

Le chef du Courant patriotique libre (fondé par le chef de l'Etat, Michel Aoun), Gebran Bassil, a estimé jeudi soir que les propos prononcés plus tôt dans la journée par le leader des Marada, Sleiman Frangié, qui refuse que le président Aoun détienne le tiers de blocage dans le futur gouvernement, étaient semblables à "un coup de poignard dans le dos". 

"La distinction entre les indépendants et les suiveurs est à nouveau claire, il y a ceux qui se battent pour recouvrer leurs droits et ceux qui ont baissé les bras", a twitté M. Bassil dans la soirée, s'adressant, sans le nommer, à M. Frangié. "On nous poignarde dans le dos. Jusqu'à quand resterons-nous silencieux?", a-t-il ajouté. 


Plus tôt dans la journée, Sleiman Frangié avait une nouvelle fois exprimé de manière indirecte son refus de voir le chef de l’Etat détenir le tiers du blocage au sein du prochain gouvernement que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, est chargé de former. Dans un message publié sur son compte Twitter, M. Frangié, rival politique du président Aoun, a écrit : "Le Hezbollah tient à ce que la Rencontre consultative (les six députés sunnites pro-8 Mars) soit représentée au sein du gouvernement et ne fera pas de concessions. Mais nous n'avons pas dit qu'il s'opposait à ce que le président de la République détienne le tiers de garantie (au sein du prochain cabinet, à travers 11 ministres sur un total de 30). Nous, en tant que formation chrétienne, nous sommes contre l'octroi d'un tiers de garantie à celui qui veut l'employer contre le reste des chrétiens".

Hier, lors de la réunion des responsables maronites qui s'est tenue à Bkerké sous les auspices du patriarche maronite Béchara Raï, les députés de cette communauté ont exprimé leur soutien à la présidence de la République. Mais M. Frangié avait insisté à dire que la réunion n'avait pas pour but de "soutenir l'octroi du tiers de blocage au chef de l’Etat". Il avait également estimé que "le gouvernement sera formé si le CPL enlève un nom".

L'un des obstacles qui empêchent la formation du cabinet réside dans la volonté non-affichée du chef du Courant patriotique libre d'obtenir un tiers de blocage au sein du prochain cabinet.


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