Le leader druze libanais Walid Joumblatt. Photo d'archives Ani
Le leader druze Walid Joumblatt a affirmé jeudi que la réunion exceptionnelle du Conseil religieux druze, organisée dans l'après-midi à Beyrouth, n'était pas liée à l'organisation, la veille, de la réunion des responsables maronites qui s'était tenue à Bkerké sous les auspices du patriarche maronite Béchara Raï.
"Cette réunion n'a aucun lien avec la réunion d'hier à Bkerké (..) il s'agit d'une réunion régulière du conseil religieux qui a pour but de redynamiser les institutions", a affirmé M. Joumblatt à l'issue de la réunion qui s'est tenue à la Maison druze à Verdun.
Plus tôt dans la journée, le ministre sortant de l'Education, Marwan Hamadé, membre du Parti socialiste progressiste de M. Joumblatt, avait souligné dans un entretien à la chaîne locale LBC que la réunion du Conseil druze avait pour but de "réfuter les rumeurs concernant des dissensions au sein de la confession druze".
Les différentes formations politiques druzes se sont régulièrement retrouvées à couteaux tirés depuis les élections législatives de mai 2018, notamment en relation avec la répartition des sièges ministériels druzes, le Parti démocratique libanais de l'émir druze Talal Arslane revendiquant un portefeuille, ce que lui refusait son concurrent Walid Joumblatt.
Pendant de longues années, l'élection du Conseil religieux druze et la succession du leader spirituel de cette confession, avaient provoqué des tensions entre MM. Joumblatt et Arslane, le chef du PSP refusant de reconnaître l'autorité spirituelle de Bahjat Ghaïth, qui avait été élu temporairement en 1991 après le décès de son prédécesseur. En 2006, alors qu'un nouveau cheikh akl devait être élu, Talal Arslane avait nomme le représentant spirituel de son propre clan, cheikh Nasreddine el-Gharib, malgré l'élection officiel par le conseil de cheikh Naïm Hassan, reconnu par l'Etat.


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