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Après sa visite à Damas, le nouvel envoyé de l'ONU va rencontrer l'opposition

Le nouvel émissaire de l'ONU pour le conflit en Syrie, le diplomate norvégien Geir Pedersen, le 15 janvier 2019 à Damas. Photo AFP / LOUAI BESHARA

Le nouvel émissaire de l'ONU pour le conflit en Syrie va rencontrer l'opposition après avoir clôturé jeudi sa première visite officielle à Damas, où il s'est engagé à revenir "régulièrement" pour trouver une solution politique à la guerre qui fait rage depuis 2011.

Le diplomate norvégien Geir Pedersen, qui a pris ses fonctions le 7 janvier en remplacement de l'Italo-Suédois Staffan de Mistura, était arrivé lundi dans la capitale syrienne. Il est parti jeudi pour le Liban, selon une source onusienne.

Tard mercredi soir, il s'était félicité sur son compte Twitter de son "entretien constructif" avec le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem.

"Les discussions vont se poursuivre sur tous les aspects du processus politique de Genève. J'ai accepté de revenir à Damas régulièrement, pour discuter de nos positions concordantes et des progrès sur nos désaccords", a-t-il souligné. Il a aussi annoncé qu'il allait bientôt "rencontrer le comité de négociation syrien", qui représente les principales factions de l'opposition en exil.

M. Pedersen est le quatrième médiateur de l'ONU depuis le déclenchement du conflit, ses prédécesseurs n'ayant pas réussi à trouver une issue à la guerre qui a fait plus de 360.000 morts.

Sa première mission à Damas a lieu alors que le pouvoir de Bachar el-Assad a enchaîné les victoires face aux rebelles et les jihadistes, et contrôle désormais les deux-tiers du pays, grâce au soutien militaire des alliés, la Russie, l'Iran, et le Hezbollah libanais.

M. Pedersen a aussi souligné mercredi sur Twitter "la nécessité d'une solution politique", basée sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l'ONU.

Les négociations entre Damas et l'opposition sous l'égide de l'ONU ont été éclipsées par un processus parallèle, dit d'Astana, lancé par la Russie et l'Iran en coordination avec la Turquie, parrain de groupes rebelles. Ces trois puissances ont aujourd'hui la haute main sur le dossier syrien.

Mardi, en rencontrant l'émissaire de l'ONU, M. Mouallem avait souligné la volonté de Damas à "coopérer" pour "parvenir à une solution politique".

Il a toutefois souligné que ce règlement devrait "conduire à l'élimination du terrorisme, la fin de la présence étrangère illégitime dans toute la Syrie, et la protection de l'unité et la souveraineté" du pays.

Le conflit, déclenché par la répression de manifestations pro-démocratie par le régime, s'est complexifié avec l'implication de puissances régionales et étrangères et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Le nouvel émissaire de l'ONU pour le conflit en Syrie va rencontrer l'opposition après avoir clôturé jeudi sa première visite officielle à Damas, où il s'est engagé à revenir "régulièrement" pour trouver une solution politique à la guerre qui fait rage depuis 2011. Le diplomate norvégien Geir Pedersen, qui a pris ses fonctions le 7 janvier en remplacement de l'Italo-Suédois Staffan de Mistura, était arrivé lundi dans la capitale syrienne. Il est parti jeudi pour le Liban, selon une source onusienne. Tard mercredi soir, il s'était félicité sur son compte Twitter de son "entretien constructif" avec le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. "Les discussions vont se poursuivre sur tous les aspects du processus politique de Genève. J'ai accepté de revenir à Damas régulièrement, pour discuter de nos...