Le candidat de Donald Trump au poste de ministre de la Justice, Bill Barr, promet dans une déclaration publiée lundi qu'il permettra au procureur spécial enquêtant sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du président républicain et Moscou de boucler ses investigations.
En tant que ministre de la Justice, il sera amené à superviser les investigations du procureur spécial Robert Mueller. L'opposition démocrate craint qu'il n'essaie de limiter son enquête.
"Si je suis confirmé, je ne permettrais pas que les politiques partisanes, les intérêts personnels ou tout autre considération déplacée n'interfèrent avec cette ou toute autre enquête", compte déclarer Bill Barr mardi lors de son audition au Sénat américain qui a le pouvoir de le confirmer, ou non, à ce poste.
"J'estime qu'il est dans le meilleur intérêt de tous, le président, le Congrès et plus important encore, les Américains, que cette question soit résolue en autorisant le procureur spécial à terminer son travail. Le pays a besoin d'une résolution crédible de ces questions", écrit-il dans le texte publié dès lundi par le ministère de la Justice.
"Je suivrai scrupuleusement les règles régissant le travail du procureur spécial et de bonne foi, et sous mon autorité, Bob sera autorisé à terminer son travail", compte insister Bill Barr. Il prend également soin de souligner que "le président a dit fermement qu'il n'avait pris part en aucune façon à l'ingérence russe dans cette élection".
Le processus de confirmation de Bill Barr débute mardi avec son audition devant les membres de la commission judiciaire du Sénat, où les républicains disposent d'une majorité confortable de 53 sièges sur 100. Le juriste de 68 ans a déjà été ministre de la Justice, ou "Attorney General", sous George H.W. Bush au début des années 1990.
Dans un mémo adressé en juin au gouvernement, Bill Barr avait manifesté ses inquiétudes sur un volet de l'enquête russe selon lui "irrémédiablement mal conçu" et "grossièrement irresponsable", selon le Wall Street Journal.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine