X

Liban

Béchara Asmar compte recourir à l’immunité syndicale

Justice
OLJ
12/01/2019

Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, qui a comparu hier matin devant la justice suite à une plainte pour diffamation du ministre sortant de l’Économie et du Commerce, Raëd Khoury, a affirmé que cette affaire relève de la « malveillance politique », soulignant qu’il allait demander à avoir recours à l’immunité syndicale.

« Il y a des malveillances politiques contre lesquelles nous luttons aujourd’hui », a affirmé M. Asmar avant de comparaître au Palais de justice de Baabda, soulignant qu’il a « confiance en la justice ». Le syndicaliste a souligné disposer de « justifications suffisantes » pour pouvoir demander l’immunité syndicale, estimant que « les syndicalistes élus doivent pouvoir bénéficier d’une immunité absolue ».

À l’issue de l’audience au cours de laquelle il a livré sa version des faits, M. Asmar a exprimé « (son) espoir que, pour une fois, ce soient les responsables politiques qui soient traduits en justice, et non pas juste les opposants, les travailleurs, les syndicalistes et les journalistes ». Il a affirmé attendre la protection « de l’État de droit et des organismes de contrôle des institutions ».

La plainte de M. Khoury avait été déposée à la suite de propos tenus par Béchara Asmar contre le ministre sortant, dans le cadre d’un talk-show sur la chaîne LBCI en décembre dernier. Le responsable syndical avait vivement critiqué la politique économique du ministre ainsi que sa gestion de nombreux dossiers, dont celui de « la légalisation » des générateurs électriques de quartier. Il avait également cité la banque dont M. Khoury est actionnaire parmi les établissements bancaires qui auraient, selon lui, bénéficié de l’ingénierie financière de la Banque du Liban.

Le patron de la CGTL a indiqué que « l’audience s’était très bien déroulée », précisant que l’enquête était désormais terminée et qu’il attendait la décision de la justice.

Jeudi dernier, M. Asmar avait annoncé son refus de comparaître devant le bureau de cybercriminalité relevant des Forces de sécurité intérieure. Il avait qualifié d’« étrange et humiliant » le fait d’avoir été informé de la plainte contre lui par téléphone, indiquant « ne pas avoir accusé le ministre d’être en charge du marché douteux des compteurs » et précisant avoir juste relayé ce qui a été dit sur les réseaux sociaux et rapporté par les médias.

À la une

Retour à la page "Liban"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

Décryptage de Scarlett HADDAD

Gouvernement : des contacts, mais pas encore de solution claire

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué