La Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco) souhaite que "le Conseil de sécurité demande à la Céni (Commission électorale) la publication des procès-verbaux" du scrutin présidentiel "pour enlever les doutes et apaiser les esprits", a déclaré vendredi l'un de ses représentants.
"Les résultats tels que publiés ne correspondent pas aux données collectées par la mission d'observation de la Cenco", a souligné ce religieux, Monseigneur Marcel Utembi, lors d'une liaison vidéo avec le Conseil de sécurité de l'ONU.
L'opposant Félix Tshisekedi a été déclaré par la Céni vainqueur de la présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo, un résultat mis en doute par l'Occident et l'Eglise catholique, très influente dans le pays.
Cette dernière n'a pas dit qui a gagné selon son propre décompte, mais a laissé entendre qu'il s'agirait d'un autre opposant congolais, Martin Fayulu. Cet opposant a annoncé qu'il allait saisir samedi la Cour constitutionnelle afin d'exiger le "recomptage des voix".
"7.886 bureaux de vote ont servi pour un comptage parallèle" par la Cenco à celui réalisé par la Céni, a expliqué Marcel Utembi au Conseil de sécurité. "La marge d'erreur est de 1% et le degré de confiance s'établit à 95%", a-t-il précisé, en justifiant pour les 15 membres du Conseil la procédure d'observation du scrutin suivie par la Conférence épiscopale.


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