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Thaïlande: la Saoudienne en quête d'asile suspend son compte Twitter après des "menaces"


AFP
11/01/2019

Une jeune Saoudienne qui avait été arrêtée en Thaïlande après avoir fui sa famille a soudainement suspendu vendredi son compte Twitter, dont elle s'était servie pour émouvoir le monde entier, et ses amis expliquent qu'elle a reçu des "menaces" de mort.

La fuite de Rahaf Mohammed al-Qunun, 18 ans, loin du royaume ultra-conservateur a mobilisé les organisations de défense des droits de l'homme alors que les autorités thaïlandaises avaient initialement menacé de la renvoyer chez elle.

Arrêtée à son arrivée le week-end dernier à Bangkok depuis le Koweït, la jeune femme, armée de son téléphone portable et d'un compte Twitter ouvert à la hâte, s'est barricadée dans une chambre d'hôtel de l'aéroport et a forcé les autorités thaïlandaises à tourner casaque. La police de l'immigration thaïlandaise l'a remise sous la protection de représentants du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU.

La jeune femme a déclaré vouloir demander l'asile en Australie, assurant fuir des violences psychologiques et physiques de sa famille qui a démenti ces allégations. Elle a aussi affirmé à l'ONG Human Rights Watch (HRW) qu'elle souhaitait renoncer à l'islam, ce qui la met "sérieusement en danger", souligne l'ONG.

Vendredi, elle a posté un tweet énigmatique en écrivant: "j'ai à la fois des bonnes nouvelles et des mauvaises nouvelles" puis son compte a été désactivé.

"Rahaf a reçu des menaces de mort et pour cette raison elle a fermé son compte Twitter, s'il vous plaît sauvez la vie de Rahaf", a tweeté @nourahfa313 qui a soutenu la campagne de Rahaf sur les réseaux sociaux.

"Je crois qu'il y a eu des menaces de mort à son encontre mais je ne connais pas les détails", a déclaré Phil Robertson, représentant en Asie de HRW.

La campagne médiatique de la jeune Saoudienne lui a valu un traitement express de son cas mais, si les autorités australiennes ont annoncé étudier sa demande d'asile, le mystère perdure pour savoir quel pays acceptera de l'accueillir.

Le chef de la police de l'immigration thaïlandaise, Surachate Hakparn a déclaré vendredi aux journalistes qu'à sa connaissance il y avait "deux ou trois" pays susceptibles de lui offrir l'asile. En attendant, elle reste confiée aux représentants du HCR à Bangkok.

la Thaïlande n'est pas signataire d'une convention des Nations Unies sur les réfugiés et les demandeurs d'asile sont généralement expulsés ou attendent des années avant d'être éventuellement envoyés dans des pays tiers.

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