Capture d'écran d'une vidéo montrant un soldat yéménite lors de l'explosion d'un drone au-dessus de la base aérienne d'al-Anad, dans la province de Lahj, dans le sud du Yémen, le 10 janvier 2019. AFP / AFPTV / Nabil HASAN
Le médiateur de l'ONU pour le Yémen s'est dit inquiet par l'escalade de la violence après une attaque de drone revendiquée par les rebelles houthis et a appelé les belligérants à la "retenue" pour maintenir "la dynamique positive" des récents pourparlers.
Dans des tweets postés dans la nuit de jeudi à vendredi, le Britannique Martin Griffiths a "exhorté toutes les parties au conflit à exercer de la retenue et à éviter toute escalade supplémentaire". Il a appelé les belligérants à "créer une atmosphère propice pour maintenir la dynamique positive générée par les consultations en Suède et la reprise du processus de paix yéménite".
Jeudi, les rebelles houthis ont lancé une attaque de drone dans le sud du pays contre une grande base de l'armée loyaliste. Annoncée par les médias des insurgés, l'attaque a fait six morts parmi des militaires et a blessé 12 autres personnes, dont des officiers et des responsables provinciaux, selon des sources hospitalières.
La guerre au Yémen oppose des rebelles, les houthis, issus d'une minorité et soutenus par l'Iran aux forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi qui sont elles appuyées militairement par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Les Emirats arabes unis ont vivement réagi à l'attaque de drone, affirmant par la voix de leur ministre d'Etat aux Affaires étrangères Anwar Gargash qu'elle "dit tout ce que vous devez savoir sur les houthis". "Les négociations de paix ne sont, pour eux, qu'une tactique, pas un engagement", a dit M. Gargash dans un tweet en dénonçant "464 violations du cessez-le-feu" depuis la série d'accords conclus en Suède il y a près d'un mois.
La guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts et provoqué la pire crise humanitaire du monde, selon l'ONU. Des ONG estiment que le bilan des victimes est largement supérieur.


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