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Liban

Pompeo : Washington ne veut plus du « statu quo » imposé par le Hezbollah

Diplomatie
Fady NOUN | OLJ
11/01/2019

La vérité sort aussi, parfois, de la bouche des grands. Cette fois, c’est devant le corps consulaire, réuni à Baabda pour les vœux d’usage, en ce début d’année, qu’elle a été proférée. C’est en effet de la bouche du chef de l’État que ses membres ont reçu confirmation de « l’incapacité du Liban de se libérer des influences régionales » et de former le nouveau gouvernement. « Toutes les fois que les questions politiques se compliquent à l’extérieur, elles se répercutent sur la scène locale, compliquant davantage nos problèmes », a confié le président Aoun à ses hôtes.

Comme pour illustrer ce contexte international délicat dont le Liban ne parvient pas à se dégager, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a constaté, hier, depuis la capitale égyptienne où il se trouvait, que l’influence du Hezbollah au Liban restait « majeure », et souligné que Washington n’allait plus accepter cet état de fait.

« Au Liban, la présence du Hezbollah reste majeure. Mais nous n’accepterons pas ce statu quo. Notre campagne de sanctions contre l’Iran est également dirigée contre ce groupe terroriste et ses dirigeants, notamment le fils de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah », a affirmé le secrétaire d’État, dans un discours sur la politique régionale du président Donald Trump au Moyen-Orient prononcé à l’Université américaine du Caire.

Certes, les propos tenus par M. Pompeo doivent être relativisés, compte tenu du caractère « imprévisible » du président Donald Trump. Ce dernier affirmait encore il y a quelques jours vouloir retirer ses troupes en vitesse du guêpier syrien, estimant que les États-Unis n’ont pas vocation à être « le gendarme du Moyen-Orient », avant de faire marche arrière, sous la pression du Pentagone, et de ralentir le mouvement de retrait prévu.

Toujours est-il que les propos du président Aoun et de M. Pompeo lèvent une fois pour toutes les doutes sur les causes réelles de la stagnation interne et font le compte du poids qui pèse sur le processus de formation du gouvernement, dont le Hezbollah a voulu dicter l’équilibre, contre l’avis du président Aoun, quelques heures seulement avant la signature du décret de formation du nouveau cabinet.

En dépit de tout, on affirmait hier de source haut placée, à Baabda, que les propos sur une sorte de renflouement du gouvernement sortant (voir par ailleurs), ne doivent pas éclipser les efforts qui continuent d’être déployés pour former la nouvelle équipe. Le chef de l’État faisait aussi savoir à ses visiteurs que personne n’a encore soulevé devant lui la possibilité de tenir une session parlementaire pour faire approuver le budget, en dépit du fait que le gouvernement soit en mode expédition des affaires courantes.


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