Les forces spéciales irakiennes se sont déployées hier à Kirkouk où un parti a hissé le drapeau kurde sur ses sièges, réveillant les tensions plus d’un an après la reprise de la ville disputée par Bagdad. Mardi soir, le drapeau rouge, blanc, vert et jaune de la région autonome a été hissé au-dessus de sièges de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), le parti du président irakien Barham Saleh, dans la ville de Kirkouk. Arrivé hier sur place, le chef des unités du contre-terrorisme, le général Abdel Wahab al-Saïdi, a donné jusqu’à vendredi midi à l’UPK pour les abaisser, tandis que ses hommes se déployaient dans la ville. Kirkouk, comme sa province du même nom, est une zone multiethnique où cohabitent Kurdes, Arabes et Turkmènes, placée selon la Constitution sous le contrôle des autorités centrales de Bagdad et non de celles du Kurdistan autonome voisin. Dans le chaos de la percée jihadiste de 2014, les forces du Kurdistan en ont pris de fait le contrôle, avant de devoir rendre les clés – notamment des installations pétrolières – à l’automne 2017, après le fiasco du référendum d’indépendance kurde.
Moyen Orient et Monde - Irak
Des drapeaux kurdes hissés à Kirkouk raniment les tensions
OLJ / le 11 janvier 2019 à 00h00

