Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

La famille de l'imam Sadr s'oppose à la libération de Hannibal Kadhafi

L'imam Moussa Sadr. Photo ANI

La famille de l'imam libanais Moussa Sadr, disparu en Libye en 1978 sous le règne de Mouammar Kadhafi, a affirmé jeudi que Hannibal Kadhafi, le fils du dictateur déchu et tué en 2011, a livré "d'importantes informations" sur l'imam, s'opposant à sa libération par les autorités libanaises qui le détiennent depuis décembre 2015.

"Hannibal Kadhafi a livré des informations importantes qui n'étaient pas disponibles dans le dossier et qui concernent le lieu de détention de l'Imam (Sadr) et des agents sécuritaires libyens qui ont usurpé l'identité de l'imam et de ses compagnons en effectuant un voyage à Rome", a affirmé la famille du dignitaire chiite libanais, dans un communiqué.

"Dire que Hannibal Kadhafi était un enfant en 1978 ne sert qu'à jeter de la poudre aux yeux. Personne ne lui impute un rôle dans l'enlèvement à l'époque. Mais le crime a perduré, et Hannibal Kadhafi était devenu un responsable sécuritaire dans le régime de son père (...)", poursuit la famille Sadr. "Le fait qu'Hannibal Kadhafi était un réfugié politique dans un Etat arabe frère ne lui accorde aucune immunité et ne produit aucun effet juridique", ajoute-t-elle.

L’affaire de l’arrestation de Hannibal Kadhafi a déclenché hier une nouvelle polémique entre le ministre sortant de la Justice Salim Jreissati et le député du mouvement Amal (fondé par l'imam Sadr) Ali Bazzi. Saisi par plusieurs requêtes internationales pour clarifier les raisons de l’arrestation de Hannibal Kadhafi depuis décembre 2015, dans le cadre de l’affaire de la disparition en 1978 en Libye de l’imam Sadr, du cheikh Mohammad Yaacoub et du journaliste Abbas Badreddine, M. Jreissati a décidé hier de s’en remettre à la direction de l’Inspection judiciaire pour faire le point sur ce dossier et s’assurer des circonstances et de la pertinence judiciaire de la poursuite de son incarcération.

Le ministre a justifié son initiative par une série de requêtes qui lui sont parvenues pour mettre au clair les tenants et aboutissants de ce dossier. Il a notamment évoqué une lettre datée de mai 2018 qui lui est parvenue du rapporteur du Comité des droits de l’homme des Nations unies, basé à Genève et chargé de lutter contre la torture, ainsi que les campagnes médiatiques « qui se sont récemment accentuées sur le plan local et international à ce propos ». Il cite au passage les requêtes formulées par l’État libyen et la Syrie, d’où M. Kadhafi avait été kidnappé avant d’être acheminé à Beyrouth et remis aux autorités libanaises.  L’initiative du ministre survient au lendemain d’une série de requêtes formulées notamment par les responsables libyens qui effectuent un forcing depuis un certain temps pour obtenir la libération de M. Kadhafi, mais aussi les Russes qui sont intervenus diplomatiquement pour que l’affaire de son arrestation au Liban soit enfin élucidée.

Cela a provoqué une violente charge de la part de Ali Bazzi, qui a accusé le ministre Jreissati de "distiller du poison", le mettant au défi de prouver qu’il a réellement "reçu une correspondance de Genève comme il le prétend".

La famille de l'imam libanais Moussa Sadr, disparu en Libye en 1978 sous le règne de Mouammar Kadhafi, a affirmé jeudi que Hannibal Kadhafi, le fils du dictateur déchu et tué en 2011, a livré "d'importantes informations" sur l'imam, s'opposant à sa libération par les autorités libanaises qui le détiennent depuis décembre 2015."Hannibal Kadhafi a livré des informations importantes qui n'étaient pas disponibles dans le dossier et qui concernent le lieu de détention de l'Imam (Sadr) et des agents sécuritaires libyens qui ont usurpé l'identité de l'imam et de ses compagnons en effectuant un voyage à Rome", a affirmé la famille du dignitaire chiite libanais, dans un communiqué."Dire que Hannibal Kadhafi était un enfant en 1978 ne sert qu'à jeter de la poudre aux yeux. Personne ne lui impute un rôle dans l'enlèvement à...