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Hausse des frais d'inscription pour les étudiants hors-UE: un groupe de travail nommé

La ministre de l'Enseignement supérieur a chargé cinq personnalités de réfléchir, via une concertation, aux "engagements-clé" qui accompagneront la hausse controversée des frais d'inscription à la fac pour les étudiants non européens, prévue pour la rentrée 2019.

Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions mi-février, abordera par exemple les procédures de délivrance des visas et titres de séjour, la place des enseignements en langue étrangère, les conditions d'accès au logement, la mise en place d'un référent unique et personnalisé pour tout étudiant international, selon une lettre de mission envoyée par Frédérique Vidal.

Mais la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne "n'a pas vocation à être remise en cause dans son principe comme dans son calendrier" car "c'est elle qui nous donnera les moyens d'une amélioration durable des conditions d'accueil des étudiants internationaux", ajoute la ministre.

Le gouvernement a annoncé en novembre qu'il allait augmenter les frais d'inscription universitaires pour les jeunes extra-Européens, tout en affirmant vouloir attirer davantage d'étudiants internationaux en améliorant la politique des visas et en offrant davantage de bourses, notamment aux jeunes venus du Maghreb et de l'Afrique francophone.

Actuellement, les étudiants extra-européens (une centaine de milliers) paient les mêmes droits que les étudiants français ou européens: 170 euros pour une année en licence, 243 euros en master et 380 euros en doctorat.

A partir de la rentrée 2019, ils devront s'acquitter de 2.770 euros en licence et 3.770 euros en master et doctorat, soit "un tiers du coût réel" d'un étudiant étranger pour les finances publiques selon le gouvernement. Les étudiants extra-européens ayant déjà entamé leurs études en France ne sont pas concernés par cette hausse.

Un fonds d'amorçage du plan destiné à relancer l'attractivité de la France auprès des étudiants étrangers, baptisé "Bienvenue en France", sera doté de 10 millions d'euros à disposition des universités, dès le printemps 2019, pour qu'elles mettent en oeuvre les engagements pris par le groupe de travail, selon Frédérique Vidal.

Cette mesure du gouvernement est vivement critiquée par les syndicats étudiants et d'enseignants du supérieur, et laisse circonspects des présidents d'université. La Conférence des présidents d'université (CPU) avait demandé en décembre la suspension de cette décision.

La Fage, premier syndicat étudiant, a appelé à une nouvelle mobilisation le 22 janvier à Paris, après plusieurs rassemblements en décembre, organisés également par l'Unef, l'autre principal syndicat étudiants.

La ministre de l'Enseignement supérieur a chargé cinq personnalités de réfléchir, via une concertation, aux "engagements-clé" qui accompagneront la hausse controversée des frais d'inscription à la fac pour les étudiants non européens, prévue pour la rentrée 2019.Ce groupe de travail, qui rendra ses conclusions mi-février, abordera par exemple les procédures de délivrance des visas et titres de séjour, la place des enseignements en langue étrangère, les conditions d'accès au logement, la mise en place d'un référent unique et personnalisé pour tout étudiant international, selon une lettre de mission envoyée par Frédérique Vidal.
Mais la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne "n'a pas vocation à être remise en cause dans son principe comme dans son calendrier" car...