« Peut-on faire de la voile sans vent
Peut-on ramer sans rames
Peut-on perdre un ami
Sans verser de larmes. » (Chant scout).
Oui, tu vas me manquer, Salma, et je t’aimais beaucoup mon amie, depuis la nuit des temps. On s’entendait très bien. Et ça compte ! Ça compte quand ce qui est superficiel et différent se dissout dans le creuset de l’affection.
J’aimais ton sens des réalités, ton jugement éclairé qui m’influençait souvent, ton humour, oh oui ton humour, l’acuité de ton esprit à saisir ce qui va et ce qui ne va pas, tes réceptions superbes, ta générosité, ta joie au bridge où tu te lançais dans les chelems au grand désespoir de tes partenaires – et j’en ris encore.
Tes enfants que je considère un peu comme mes neveux et nièce faisaient la paire avec les miens dans une osmose parfaite et nous enchantaient par leur gaieté et leur dynamisme. Que Dieu les protège.
Et nous, engagées pareillement dans l’aventure de la vie avec ses joies et ses tragédies, nos routes – que nous suivions chacune à sa manière sans jamais nous perdre de vue – se rejoignaient toujours.
Maintenant que tu es partie dans un monde que l’on dit meilleur, il me reste le souvenir ineffaçable et, je veux l’espérer, apaisant que nous appartenions toutes les deux à ce vaste et merveilleux pays qu’est l’amitié.

