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Dernières Infos - Liban

Khalil : Il est insensé de ne pas inviter Damas au sommet économique arabe de Beyrouth

Le ministre libanais sortant des Finances, Ali Hassan Khalil. Photo ANI

Le ministre libanais sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a appelé dimanche les responsables à normaliser les relations entre le Liban et la Syrie, estimant notamment qu'il est "insensé" de ne pas inviter le régime syrien au sommet arabe pour le développement économique qui se tiendra à Beyrouth les 19 et 20 janvier 2019.

Lors d'une commémoration organisée à Touline (Marjeyoun, Liban-Sud), M. Khalil a appelé les responsables à "revenir sur la décision de ne pas inviter la Syrie au sommet économique arabe", estimant qu'il est "insensé" d'organiser un tel événement sans la présence de Damas. "Il faut traiter ce qui se passe dans ce pays-frère qu'est la Syrie avec raison, et le Liban doit corriger sa position officielle" en ce qui concerne ses relations avec le régime syrien, a insisté le ministre. 

La scène politique libanaise est profondément divisée entre les formations et responsables politiques proches du régime syrien, qui prônent une normalisation des relations avec Damas, et ceux qui refusent catégoriquement un rétablissement des relations diplomatiques et commerciales avec le régime du président syrien Bachar el-Assad. La Syrie avait par ailleurs été écartée de la Ligue arabe dès le début du conflit syrien, en 2011. Toutefois, les relations entre les pays arabes et Damas semblaient se réchauffer au cours des dernières semaines : les Emirats ont annoncé la semaine dernière la réouverture de leur ambassade dans la capitale syrienne et Bahreïn a annoncé vouloir faire de même. Le 16 décembre, le président soudanais Omar el-Béchir a en outre rencontré M. Assad à Damas, devenant ainsi le premier chef d'Etat arabe à se rendre en Syrie depuis 2011.

Par ailleurs, M. Khalil a mis en garde contre "tout retard dans la formation du gouvernement, qui se reflète négativement sur la stabilité du pays", craignant que "la crise économique que connait actuellement le Liban ne se transforme en crise financière ou monétaire, qui ferait perdre aux Libanais toute confiance dans le futur de leur pays et ses institutions".

Le Liban attend depuis plus de sept mois la formation d'un gouvernement, alors que le processus bloque sur les répartitions des différents portefeuilles et les revendications des diverses parties. Alors que la naissance du nouveau cabinet semblait imminente avant les fêtes, de nouveaux obstacles sont apparus, notamment en ce qui concerne la représentation des six députés sunnites pro-8 Mars.  

Le ministre libanais sortant des Finances, Ali Hassan Khalil, a appelé dimanche les responsables à normaliser les relations entre le Liban et la Syrie, estimant notamment qu'il est "insensé" de ne pas inviter le régime syrien au sommet arabe pour le développement économique qui se tiendra à Beyrouth les 19 et 20 janvier 2019.Lors d'une commémoration organisée à Touline (Marjeyoun, Liban-Sud), M. Khalil a appelé les responsables à "revenir sur la décision de ne pas inviter la Syrie au sommet économique arabe", estimant qu'il est "insensé" d'organiser un tel événement sans la présence de Damas. "Il faut traiter ce qui se passe dans ce pays-frère qu'est la Syrie avec raison, et le Liban doit corriger sa position officielle" en ce qui concerne ses relations avec le régime syrien, a insisté le ministre. La scène...