Les députés sunnites prosyriens, réunis au domicile de Fayçal Karamé, à Beyrouth, le 21 décembre 2018. Photo Dalati et Nohra
Les députés sunnites pro-8 Mars ont tenu vendredi après-midi une réunion à laquelle n'a pas participé Jawad Adra, qui semble le favori pour les représenter au sein du nouveau gouvernement, alors que la formation du cabinet est tenue pour imminente.
A l'issue de la réunion, le député Kassem Hachem (parti Baas) a affirmé que la personne qui sera choisie par le chef de l'Etat, Michel Aoun "sera le représentant exclusif" de la "Rencontre consultative", ajoutant que les députés sunnites attendent la réponse de Jawad Adra.
C'est une intercession du directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, mandaté par Michel Aoun, qui a permis de trouver, en principe, une solution au blocage sunnite de la formation du gouvernement, après plus de sept mois de crise gouvernementale. Selon cette solution, les six députés sunnites, proches du Hezbollah, ont proposé quatre noms de ministrables. Le chef de l'Etat doit en choisir un, qui fera partie de sa quote-part ministérielle. Des divergences avaient éclaté entre les six députés au sujet du choix des ministrables, et la candidature de Jawad Adra, un proche du président de la Chambre Nabih Berry, ne semblait pas faire l'unanimité.
Plus tôt dans la journée, le président Aoun, a affirmé que le gouvernement du Premier ministre désigné, Saad Hariri, sera "formé plus vite que prévu", alors que cela se fait attendre depuis sept mois. M. Hariri a pour sa part espéré que son gouvernement sera annoncé dans la journée. Il a par la suite rencontré pendant trois heures et demie le ministre sortant des Affaires étrangères Gebran Bassil, mais aucun des deux hommes n'a fait de déclaration.


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