Le groupe jihadiste Etat islamique est loin d'être vaincu en Syrie, a estimé jeudi le gouvernement britannique, contrairement à ce qu'a affirmé le président américain Donald Trump en annonçant le retrait unilatéral des troupes américaines stationnées dans le pays.
"La coalition internationale contre Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) a fait d'important progrès, mais il reste beaucoup à faire et nous ne devons pas perdre de vue la menace qu'il pose. Même sans territoire, Daech demeure une menace", a déclaré jeudi le porte-parole de la Première ministre Theresa May. "Nous restons engagés dans la coalition internationale et sa campagne pour priver Daech de territoire et assurer sa défaite durable, en travaillant aux côtés de nos partenaires régionaux clés en Syrie et au-delà", a-t-il ajouté.
Le Royaume-Uni participe aux frappes aériennes menées par la coalition.
Réitérant une déclaration publiée mercredi soir par le ministère des Affaires étrangères, le porte-parole de Mme May a assuré que Londres continuerait de "faire ce qui est nécessaire pour protéger les Britanniques, (ses) alliés et partenaires".
Provoquant la stupeur, le président américain Donald Trump a estimé mercredi que l'heure était venue de ramener "à la maison" les soldats américains déployés en Syrie pour lutter conte le groupe Etat islamique. Quelque 2.000 soldats américains sont actuellement dans le nord de la Syrie, essentiellement des forces spéciales présentes pour combattre le groupe EI et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux jihadistes.
"Maintenant, nous avons gagné, il est temps de rentrer", a lancé le locataire de la Maison Blanche dans une courte vidéo postée sur son compte Twitter.
Également sur le réseau social, le secrétaire d'Etat britannique à la Défense, Tobias Ellwood, a exprimé sa désapprobation. "Je ne suis pas du tout d'accord. Cela s'est transformé en d'autres formes d'extrémisme et la menace reste très présente", a-t-il dit mercredi.
Le porte-parole de Theresa May a démenti des informations du Times selon lesquelles Londres n'a pas été prévenu en avance de la décision de Donald Trump. "Nous discutons de cela avec nos partenaires américains depuis plusieurs jours", a-t-il déclaré. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est entretenu sur le sujet mercredi soir avec son homologue américain, Mike Pompeo.
"La coalition internationale contre Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr) a fait d'important progrès, mais il reste beaucoup à faire et nous ne devons pas perdre de vue la menace qu'il pose. Même sans territoire, Daech demeure une menace", a déclaré jeudi le porte-parole de la Première ministre Theresa May. "Nous restons engagés dans la coalition internationale et sa campagne pour priver Daech de territoire et assurer sa défaite durable, en travaillant aux côtés de nos partenaires régionaux clés en Syrie et au-delà", a-t-il ajouté.Le Royaume-Uni...


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