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Proche-Orient: Haley appelle à soutenir le futur plan de paix américain


AFP
18/12/2018

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a appelé mardi Palestiniens, Israéliens et la communauté internationale à réagir positivement au plan de paix américain attendu début 2019, les Européens réaffirmant dans le même temps leur attachement "aux paramètres (déjà) agréés".

"Je l'ai lu. Contrairement aux tentatives précédentes visant à résoudre ce conflit, ce plan ne se compose pas de quelques pages avec quelques directives non précises et sans imagination", a affirmé Nikki Haley lors d'une réunion mensuelle du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient.

"Il sera différent de tous les précédents", a ajouté, sans expliciter le contenu du plan, la diplomate, qui quittera ses fonctions le 31 décembre. "La question cruciale est de savoir si la réponse sera différente".

L'ambassadrice a souligné qu'"il y aura des choses dans ce plan qui plairont et d'autres qui ne plairont pas". Cela sera "vrai pour les Israéliens et les Palestiniens, mais également pour tous les pays du monde intéressés par ce sujet".

"Chaque pays ou partie aura donc un choix important à faire. Se concentrer sur les parties du plan non aimé" ou "se focaliser sur les parties du plan qui plaisent et encourager les négociations à se poursuivre", a plaidé Mme Haley.

Dans une déclaration publiée juste avant le début de la réunion, les pays européens membres actuels et à venir du Conseil de sécurité ont à nouveau insisté pour que tout nouveau plan soit basé sur "les paramètres agréés" internationalement, les précédentes résolutions de l'ONU et les accords passés.

"Tout plan de paix qui ne reconnaîtrait pas ces paramètres agréés internationalement risquerait d'être voué à l'échec", ont averti les Européens (Belgique, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Suède et Royaume-Uni).

La solution au conflit israélo-palestinien ne peut passer que par la perspective de deux Etats vivant côte à côte dans les frontières reconnues en 1967, avec Jérusalem capitale des deux Etats, ont insisté les Européens, rappelant implicitement leur opposition à la reconnaissance unilatérale il y a un an par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Depuis cette annonce, les relations sont gelées entre les Etats-Unis et les Palestiniens.

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