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Bassil réitère le refus du Liban d'implanter les réfugiés et les déplacés

Liban
OLJ
18/12/2018

Le ministre libanais sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a réitéré mardi, dans une lettre envoyée à plusieurs responsables des Nations unies, le refus du Liban de l'implantation ou de l'intégration des réfugiés et des déplacés, au lendemain de l'adoption, soutenue par Beyrouth, du pacte mondial sur les réfugiés par l'ONU et une semaine après l'adoption du pacte de Marrakech sur les migrations. 

S'adressant au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, au haut-commissaire pour les réfugiés, Filippo Grandi, et à la présidente de l'Assemblée générale, Maria Fernanda Espinoza, M. Bassil a rappelé "les craintes du Liban en ce qui concerne sa situation interne et la menace et le fardeau économique, social, sécuritaire et démographique" que constitue le grand nombre de déplacés syriens présents sur son territoire. 

"Dans le cas du Liban, la seule solution possible à la crise des réfugiés et des déplacés est le retour sûr et en toute dignité", a-t-il souligné, ajoutant que "l'implantation dans des pays tiers n'est considérée que comme une solution partielle et limitée, réservée à des cas précis". 

Dans sa missive, Gebran Bassil a affirmé que "le Liban refuse l'implantation ou l'intégration des déplacés et des réfugiés sur son territoire", appelant à ce que "les aides humanitaires accordées aux déplacés ne doivent pas se faire aux dépens de la communauté-hôte". Il a indiqué que "le Liban ne peut pas s'engager à fournir du travail ou allouer des ressources de l'Etat aux déplacés", estimant que de tels engagements encouragent une installation permanente des déplacés. 

Enfin, le chef de la diplomatie a souligné l'importance de "ne pas politiser la crise des réfugiés". 

Le pacte mondial sur les réfugiés adopté lundi par l'Assemblée général de l'ONU, qui est non-contraignant, implique une responsabilité partagée des États envers les réfugiés. Le pacte de Marrakech sur les migrations, adopté le 10 décembre et également non-contraignant, recense des principes – défense des droits de l’homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale – et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations, tels que des échanges d’informations et d’expertises, intégration des migrants, etc. Il prône l’interdiction des détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

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