Dernières Infos

France : jugé en appel, Jawad Bendaoud fixé sur son sort le 29 mars

AFP
14/12/2018

Confirmation de relaxe ou condamnation? La cour d'appel de Paris rendra son arrêt le 29 mars dans le procès de Jawad Bendaoud, jugé pour avoir logé deux jihadistes des attentats du 13 novembre 2015 en France.

Le procès en appel qui avait démarré le 21 novembre s'est achevé vendredi. Comme toujours, les derniers mots ont été laissés aux prévenus. "Je voudrais m'excuser de mon attitude pendant ce procès", a lancé Jawad Bendaoud. Le président, qui a dû gérer les crises de colère et les cris du prévenu, lui a répondu : "Je trouve votre attitude inexcusable". "Inexcusable mais je suis innocent!", a rétorqué Jawad Bendaoud, qui avait été relaxé en première instance. Et de s'adresser aux victimes : "Vous dites tous que vous voulez la vérité. Je vous l'ai donnée". Après avoir crié son innocence pendant des semaines d'audience, il a terminé avec un terrible lapsus: "Si vous me condamnez, vous condamnez un coupable".

Jawad Bendaoud, un délinquant multi-récidiviste de 32 ans, comparaissait détenu depuis mercredi, après avoir été condamné à six mois de prison ferme pour des "menaces de mort", qu'il nie, contre une victime des attentats.

L'autre prévenu, Youssef Aït Boulahcen, jugé pour "non-dénonciation de crime terroriste", a lui récité un long texte en rime. Cousin d'Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats, il avait été condamné en première instance à quatre ans de prison, dont un an avec sursis.

L'avocate générale a requis jeudi cinq ans de prison avec mandat de dépôt contre les deux prévenus.

Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe pour chacun d'eux. "Nous n'avons pas la preuve qui permet de répondre à la question : est-ce que Jawad Bendaoud savait" que ses locataires étaient des jihadistes? a plaidé l'avocat de Jawad Bendaoud, Xavier Nogueras, pour qui les magistrats ont rendu en première instance une décision "honnête".

Jawad Bendaoud encourt six ans de prison pour avoir mis à disposition d'Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats, et de son complice Chakib Akrouh, un squat où ils s'étaient repliés, à Saint-Denis, au nord de Paris.

C'est là qu'ils sont morts dans l'assaut des policiers d'élite du Raid, le 18 novembre, cinq jours après les attentats qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris et Saint-Denis.

À la une

Retour à la page "Dernières Infos"
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué