Le Qatar, plus grand exportateur mondial de gaz naturel liquéfié, prévoit pour 2019 son premier excédent budgétaire en trois ans en raison d'une hausse prévue des prix de l'énergie, a annoncé le gouvernement jeudi. L'excédent atteindra 4,3 milliards de rials qataris (1 milliard d'euros) en raison de la hausse soutenue des prix, précise-t-il dans un communiqué.
Le gouvernement affirme aussi qu'il va repousser l'introduction d'une TVA au départ prévue pour 2018. Mais il va introduire l'an prochain une taxe "sur des produits nocifs pour la santé", tels que les boissons sucrées et le tabac.
"L'excédent est le résultat de prix de l'énergie à la hausse sur le marché international mais aussi de l'augmentation des réserves non-pétrolières" sans donner davantage de précisions, ajoute le gouvernement. "Le budget 2019 a été calculé sur la base d'un baril de pétrole à 55 dollars en moyenne, à comparer aux 45 dollars le baril pour le budget 2018".
Le Qatar a annoncé début décembre qu'il quitterait le mois prochain l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), afin de se concentrer sur sa production de gaz, dont il est un des principaux exportateurs mondiaux. Il partage avec l'Iran le plus grand champ de gaz naturel au monde.
Les dépenses vont également augmenter d'environ 2% à 206,7 milliards de rials qataris en 2019, souligne le gouvernement alors que le Qatar se prépare pour accueillir la Coupe du monde de football en 2022.
La nouvelle "taxe sélective" sur les produits nocifs inclut "une taxe de 100% sur le tabac et ses dérivés ainsi que sur les boissons énergisantes et une taxe de 50% sur les boissons sucrées", selon le gouvernement.


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