Un rebelle houthi montant la garde près de bureaux des Nations Unies, à Sanaa, lors d'une manifestation demandant la réouverture de l'aéroport de la capitale yéménite, le 10 décembre 2018. REUTERS/Khaled Abdullah
De nouvelles armes, présumées être de fabrication iranienne, ont été trouvées au Yémen, indique un rapport semestriel du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres discuté mercredi par le Conseil de sécurité.
Le secrétariat de l'ONU a "examiné deux conteneurs-lanceurs pour missiles antichars guidés, que la coalition dirigée par l'Arabie saoudite avait récupérés au Yémen. Il a constaté des caractéristiques propres à une fabrication iranienne et des marquages faisant état de dates de production en 2016 et 2017", indique le rapport. "Il a également examiné un missile sol-air partiellement désassemblé, qui avait été saisi par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, et observé des particularités correspondant à celles d'un missile iranien", ajoute le document en précisant qu'une enquête se poursuit sur l'origine de ces armes.
L'Iran a toujours démenti livrer des armes aux rebelles houthis yéménites qu'il soutient politiquement.
La réunion sur l'Iran du Conseil de sécurité est prévue à 15h00 GMT. Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo doit y assister.
Le rapport d'Antonio Guterres porte principalement sur les obligations de l'Iran liées à l'accord nucléaire conclu en 2015 avec six grandes puissances. Les Etats-Unis se sont retirés de cet accord en mai et viennent de réimposer des sanctions économiques à Téhéran. Le rapport conclut que l'Iran continue de s'acquitter de ses obligations liées à l'accord nucléaire.
Dans le domaine balistique, Washington a déjà accusé dans le passé Téhéran de violation de ses obligations internationales, jugeant que les missiles que l'Iran teste ont une capacité d'emporter des têtes nucléaires. L'Iran dément cette assertion et assure que son programme d'armement n'a qu'une vocation défensive et conventionnelle.
L'ONU a déjà reconnu dans le passé que des missiles de fabrication iranienne avaient été lancés par les rebelles yéménites houthis vers l'Arabie saoudite sans pouvoir assurer avec certitude qu'ils ont été livrés par le gouvernement iranien en violation de résolutions de l'ONU.
Fin novembre, les Etats-Unis ont "dévoilé" de nouvelles armes présentées comme des "preuves de la prolifération de missiles iraniens" au Moyen-Orient. Parmi elles, un missile sol-air Sayyad-2C intercepté selon le Pentagone par les Saoudiens au Yémen.
Il y a un an, le gouvernement américain avait déjà présenté les débris d'un missile iranien tiré, selon lui, par les rebelles houthis du Yémen vers l'Arabie saoudite.


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