L'ONU et des ONG partenaires ont annoncé mardi avoir besoin de 4,8 milliards d'euros pour soutenir les pays du Moyen-Orient qui accueillent des millions de réfugiés syriens, dont un million d'enfants nés lors des déplacements de populations.
Le "Plan régional d'aide aux réfugiés" pour 2019-2020, d'un montant de 5,5 milliards de dollars, est destiné à soutenir les efforts déployés par la Turquie, le Liban, la Jordanie, l'Égypte et l'Irak qui accueillent quelque 5,6 millions de réfugiés syriens, a indiqué l'ONU dans un communiqué. Ces pays hôtes ont "fait preuve d'une grande générosité, mais subissent une pression croissante", a souligné l'ONU.
L'organisation a rappelé "le défi" que représentent l'accueil et l'aide de ces millions de Syriens, et souligne leur impact sur les pays d'accueil, notamment sur les services publics.
Selon l'ONU, sur les plus de 5,6 millions de Syriens enregistrés auprès du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) dans la région, figure "un million d'enfants nés au cours des déplacements" de population causés par le conflit meurtrier qui ravage la Syrie depuis 2011.
"La majorité de ces enfants sont nés dans une situation où la pauvreté et le chômage sont fréquents, où perdurent les mariages précoces et le travail des enfants et où l'éducation n'est pas toujours garantie", a affirmé Amin Awad, directeur du HCR pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
Le plan 2019-2020, qui rassemble plus de 200 ONG partenaires, permettra de financer divers projets, notamment en faveur de l'éducation des enfants et contribuera à "l'amélioration des services de base, des opportunités économiques".
Face aux "défis socio-économiques auxquels sont confrontés ces pays hôtes", ce plan devrait également soutenir le travail des institutions locales et des municipalités en faveur des réfugiés.
Le conflit en Syrie, déclenché par la répression sanglante de manifestations prodémocratie par le régime de Bachar al-Assad, a fait plus de 360.000 morts et 6,6 millions de déplacés à l'intérieur du pays, selon le HCR.


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