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Liban - Onu-Liban

Égalité des sexes dans les pays arabes : quelques progrès, mais beaucoup de lacunes encore

Égalité des genres.

Les pays arabes avancent sur la voie de l’égalité des sexes, mais des efforts législatifs supplémentaires sont nécessaires pour y parvenir, ainsi que pour protéger les femmes de toute violence. Telles sont les conclusions de quelque 150 experts et activistes en la matière, réunis hier à Beyrouth.

Les débats se basaient sur une étude comparative récente des législations de 18 pays arabes. En examen : les Constitutions, les codes pénaux, les statuts personnels, les lois sur la nationalité et les codes du travail.

« Nous sommes ici aujourd’hui pour nous solidariser avec les femmes de toute la région qui exigent le respect, l’égalité des chances et de la représentation, ainsi que la fin de la violence et du harcèlement, à la maison, dans la rue, dans la vie publique et sur le lieu de travail », a souligné Mourad Wahba, président du Groupe de développement des Nations unies pour les pays arabes (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et directeur du bureau régional pour les pays arabes du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).


(Lire aussi : Khalil Daoud, « Pionnier 2018 » du Pacte mondial de l’ONU pour l’égalité des sexes et l’inclusion économique)


Encore beaucoup à faire

L’étude souligne que des réformes dans plusieurs pays arabes ont porté sur la violence domestique et le harcèlement sexuel en public et sur les lieux de travail, mais qu’il reste encore beaucoup à faire. Parmi toutes les lois analysées, celles relatives au travail montrent une plus grande égalité, y compris le droit à un salaire égal pour le même travail que les hommes et à un congé de maternité payé et sécurisé.

Pourtant, dans de nombreux pays, des lacunes juridiques continuent de faire l’impasse sur l’égalité entre les sexes. Dans certains pays, la Constitution ne garantit pas l’égalité des sexes et dans au moins cinq pays les codes pénaux exonèrent le violeur de toute punition, s’il épouse sa victime. Le code pénal de 11 pays accorde des circonstances atténuantes, en cas d’adultère par exemple, avec réduction de peine et parfois exonération, pour les auteurs de crimes dits « d’honneur ». Aucun des pays inclus dans l’étude n’incrimine explicitement le viol conjugal. Dans 10 pays, les lois sur la nationalité limitent les droits de la femme de transmettre sa nationalité à son mari et à ses enfants. Les lois sur la famille de 18 pays arabes ne confèrent pas aux femmes des droits égaux à ceux du mari en matière de mariage, de divorce, de tutelle et de garde des enfants. Enfin, dans 16 pays, le code du travail bloque aux femmes l’accès à certains types de travail de nuit.

L’étude est le fruit d’une collaboration entre le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le bureau des Nations unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU Femmes), le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et le Comité économique et social des Nations unies pour l’Asie de l’Ouest (Escwa).

Une deuxième journée du dialogue comprendra un atelier technique avec des experts, des praticiens et des activistes pour explorer les priorités et les pistes d’action.

Tous les documents relatifs à la justice pour les femmes et au droit sont disponibles sur les sites web des agences mentionnées.


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commentaires (1)

Il faudrait que la partie de l islam qui interdit l'héritage des filles leur permettent d'hériter comme pour un garçon. J'en dirait pas plus.

FRIK-A-FRAK

17 h 06, le 11 décembre 2018

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Commentaires (1)

  • Il faudrait que la partie de l islam qui interdit l'héritage des filles leur permettent d'hériter comme pour un garçon. J'en dirait pas plus.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 06, le 11 décembre 2018

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