X

Culture

L’émerveillement selon Pierre Bleuse

Beirut Chants

La musique, il l’a dans le sang et la famille. Le maestro et violoniste français, qui a dirigé les orchestres les plus prestigieux d’Europe, officie avec l’Orchestre philharmonique libanais en ce 7 décembre à la Cathédrale Saint-Georges des maronites au centre-ville.


E.D. | OLJ
07/12/2018

Âgé de 41 ans, né à Boulogne-Billancourt, Pierre Bleuse a un entourage familial exclusivement musical : son père est compositeur, sa mère chanteuse lyrique, son frère violoncelliste et sa sœur pianiste. Voilà pour l’héritage culturel familial explicite. Son parcours est riche entre instrumentiste et soliste (violoniste abordant des répertoires très variés et d’une façon profonde) de musique de chambre et par la suite chef d’orchestre. De l’orchestre du Capitole au symphonique de l’Utah, en passant par l’opéra de Lyon ou l’orchestre de la Suisse romande, le succès a été continu.

Le maestro commente son premier voyage au Liban avec des propos enthousiastes : « C’est pour moi une grande joie de venir découvrir ce si beau pays avec une histoire si riche. » Et interrogé sur les qualités d’un chef d’orchestre, il rétorque : « Cette question doit être posée aux musiciens de l’orchestre je suppose… Mais je pense que le rôle du chef d’orchestre doit être celui d’un fédérateur capable de convaincre en exprimant sans les mots la musique d’un autre qu’il s’est fait sienne et également d’être à l’écoute des musiciens pour qu’ils puissent servir au mieux le compositeur. » Celui qui a dirigé les orchestres les plus prestigieux d’Europe, officie avec l’Orchestre philharmonique libanais en ce 7 décembre à la Cathédrale Saint-Georges des maronites au centre-ville. Que réserve cette soirée orchestrale pour les mélomanes ?

« Pour ma première venue au Liban, j’ai proposé au public libanais un concert autour de la culture russe et française. Russe avec les danses polovstiennes de Borodine, ces fabuleuses danses extraites de son opéra Le prince Igor, danses sauvages d’une tribu nomade du XIIe siècle. Nous terminons le concert avec la grande 5e symphonie de Tchaïkovski dont il écrira Soumission totale devant le destin, ouvrage qui par sa force dramatique d’une rare sensibilité est capable de toucher les âmes dans le monde entier. Entre ces deux pièces russes, la France avec le brillant deuxième concerto de Saint-Saëns pour piano avec le merveilleux Bertrand Chamayou qui est l’un des plus grands pianistes de notre temps. »

Que conserve le musicien et chef d’orchestre comme part de rêve dans sa carrière, pour une partition qui lui tient à cœur avec un orchestre qu’il aimerait diriger ? « Ce que j’aime le plus dans cette vie de chef d’orchestre est la découverte sans cesse du répertoire qui est si large tant au regard des chefs-d’œuvre du passé que de la création contemporaine. Bien sûr, je pourrais répondre en donnant des exemples qui pourraient être évidents comme de diriger les symphonies de Mahler, avec le Philharmonique de Vienne, la Fantastique de Berlioz avec l’Orchestre de Paris… mais je pense que chaque expérience est une aventure extraordinaire en la rencontre entre une œuvre, un orchestre et un chef. On se reparle en fin de vie et je vous répondrai à nouveau… »

E.D.

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué