La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a invité les représentants des syndicats et du patronat à venir discuter avec l'Etat vendredi dans le cadre de la concertation promise par le Premier ministre pour trouver des solutions à la crise des "Gilets jaunes", a-t-on appris jeudi auprès de la CFDT. Il devrait être question de la prime transport qui pourrait être versée par les entreprises pour les salariés devant utiliser leur voiture pour se rendre au travail, ainsi que du calendrier et de la méthode de discussion envisagé pour la "grande concertation de terrain" que le gouvernement souhaite mettre en place dans les trois prochains mois.
"Moi, demain matin je souhaite qu'on mette tous les sujets sur la table et qu'on s'engage dans des négociations, des concertations au long cours sur l'ensemble de ces sujets. Si le gouvernement n'a pas de marge de manœuvre, ça ne vaut pas le coup de jouer le jeu", a déclaré Laurent Berger sur RTL. Les sujets phares pour la centrale sont la "fiscalité, le sujet des mobilités, des transports, du pouvoir d'achat, des salaires, le sujet de la participation du service public à un maillage du territoire beaucoup plus fort".
La CGT a d'ores et déjà exclu dans un communiqué de participer à cette réunion et exige l'ouverture de négociations. "La CGT se refuse à toute concertation. Elle exige maintenant l'ouverture immédiate de négociations sur l'urgence sociale", ajoute le syndicat. "La CGT ne répondra donc pas à cette invitation. Elle ne se laissera pas 'récupérer' par le gouvernement qui tente de trouver une unité nationale sous prétexte de risques de violences lors des manifestations et actions à venir".


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