« La stabilité dont jouit le Liban ne pourra être minée par aucune partie quelle que soit son appartenance politique ou partisane », a martelé Michel Aoun dans son discours à l’ouverture de la Bibliothèque nationale (Dalati et Nohra).
Le président de la République, Michel Aoun, a commenté hier les incidents de Jahiliyé entre les partisans du chef du parti al-Tawhid, l’ancien ministre Wi’am Wahhab, et les FSI, dans le discours qu’il a prononcé à Sanayeh à l’occasion de l’ouverture officielle de la Bibliothèque nationale. Il a abordé le sujet de manière générale, mettant en garde contre le danger des joutes verbales sur la stabilité. À aucun moment le chef de l’État n’a prononcé le nom de Jahiliyé ou évoqué la polémique entre Wi’am Wahhab et le Premier ministre désigné Saad Hariri, mais il a insisté sur le fait qu’il ne tolérera pas que le Liban soit ramené en arrière, en allusion aux hostilités passées entre les partis politiques.
C’est en plaidant de nouveau pour la création, au Liban, d’une « Académie de l’homme pour la rencontre et le dialogue » que M. Aoun a parlé de l’affaire de Jahiliyé. Cette académie, dont il a fait son cheval de bataille depuis son élection, devrait servir, selon ses explications, de « plateforme afin de promouvoir le dialogue entre les différentes religions, sectes, cultures et races du monde et d’explorer les moyens de diffuser la culture du dialogue entre les générations au lieu d’exacerber l’isolement, l’extrémisme et le rejet de l’autre, ainsi que la violence qui sévit malheureusement de manière tragique et dangereuse dans notre région et dans le monde ».
« Si nous œuvrons dans le but de faire du Liban un forum de dialogue entre les civilisations, les cultures et les religions, nous ferons mieux d’instaurer entre nous un dialogue serein et responsable basé sur les meilleures pratiques de communication », a poursuivi le président en estimant que « les propos tenus ces derniers jours et les vagues de réactions qu’ils ont entraînées n’ont pas porté préjudice à une personne en particulier, une communauté ou un groupe, mais au Liban tout entier et à tous les Libanais sans distinction aucune », en allusion aux attaques de M. Wahhab contre Saad Hariri et à l’écho qui en a été fait. « Ces événements ont failli raviver le passé, ce que nous ne tolérerons jamais », a martelé Michel Aoun, pour qui « la stabilité dont jouit le Liban ne pourra être minée par aucune partie quelle que soit son appartenance politique ou partisane ».
Selon lui, « les institutions judiciaires et sécuritaires sont parfaitement en mesure de mettre fin aux abus par la parole ou par les actions, et sont déterminées à corriger les erreurs commises durant l’exercice de certaines actions sur instructions de l’autorité politique, mais conformément aux lois et aux règles en vigueur ».
« Un État capable et juste, que nous cherchons tous à consolider, ne peut pas être à la merci d’un discours par-ci et d’une réaction par-là, surtout si les propos qui se tiennent menacent la paix civile et portent atteinte à la dignité » des gens, a averti le chef de l’État. Il a invité les dirigeants politiques à « réaliser à quel point la situation est critique » et à « conjuguer leurs efforts » pour conduire le pays à bon port.
M. Aoun a par la suite déclaré que le Liban (…) qui « paie constamment, aux niveaux de sa sécurité, sa stabilité et son économie, le prix des crises alentour et des conflits des intérêts internationaux, et qui croule sous le poids de la crise politique et économique, a un autre visage, celui de la créativité ». « Nous ne pouvons pas permettre aux épreuves du présent de le cacher », a-t-il estimé. « Le Liban a écrit la pensée, la philosophie et les sciences en grec, les lois et les règlements en latin, a enrichi la littérature, la pensée et la philosophie arabes, tout en préservant leur authenticité face à la vague de turquisation, laissant ainsi ses marques dans de nombreuses langues vivantes dans le monde entier », a déclaré le président qui a invité ensuite les Libanais à « préserver cet héritage malgré tous les ennuis auxquels nous faisons face et à continuer de le transmettre de génération en génération ».


PAS DE RETOUR EN ARRIERE... C,EST BIEN ! MAIS, NOUS NE VOYONS AUCUN PAS EN AVANT. CHER PRESIDENT -FORT- PRENEZ DES DECISIONS ET IMPOSEZ-LES POUR QUE LE QUALIFICATIF DE FORT Y SOIT DE MISE ET NON EMPORTE PAR LA PREMIERE BRISE...
11 h 47, le 05 décembre 2018