Une délégation de rebelles houthis a quitté mardi la capitale yéménite Sanaa à bord d'un avion koweïtien pour participer à des pourparlers de paix prévus en Suède, a indiqué une source aéroportuaire yéménite. La délégation est accompagnée par le médiateur de l'ONU Martin Griffiths, selon la même source.
Le porte-parole des rebelles Mohammed Abdelsalam a confirmé, dans un tweet, le départ de la délégation. Les houthis "n'épargneront aucun effort pour faire réussir les pourparlers destinés à rétablir la paix et à mettre fin à l'agression", a-t-il dit. "Nos mains sont tendus vers la paix", a-t-il assuré, tout en appelant les combattants rebelles à rester "vigilants face à toute tentative d'escalade militaire sur le terrain".
Le départ de la délégation a été précédé par deux mesures de confiance avec le gouvernement yéménite: l'évacuation lundi de 50 rebelles blessés vers Oman et l'annonce mardi d'un accord pour l'échange de centaines de prisonniers de guerre.
Aucun date officielle n'a été annoncée pour l'ouverture des pourparlers en Suède, les premiers du genre depuis 2016. Le dernier round qui avait échoué s'était déroulé au Koweït.
Le gouvernement yéménite du président Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale, a annoncé sa participation à ces pourparlers et s'apprête à envoyer aussi une délégation en Suède.
Ces consultations vont se dérouler dans un climat plus favorable à la paix, de grands pays occidentaux ayant exercé de fortes pressions sur les acteurs directs du conflit ou leurs soutiens.
La guerre, qui dure depuis quatre ans, donne lieu, selon l'ONU, à la pire catastrophe humanitaire dans le monde.


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