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Au Brésil, l’indépendance stimule le sentiment libanais

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Naji FARAH | OLJ
03/12/2018

Au Brésil, les festivités de l’Indépendance ont débuté le 21 novembre, jour du Drapeau au Liban. Le drapeau libanais flottait sur la célèbre avenue Paulista, illuminée durant deux jours à partir de l’immeuble où siège la Fédération des industries de l’État de São Paulo (FIES), présidée par Paulo Antonio Skaff, d’origine libanaise. Le consul général du Liban, Rudy Azzi, à l’origine de cette belle initiative, a axé son discours, lors de la soirée du 22 novembre au Club Atlético Monte Libano, sur l’importance de la récupération de la nationalité libanaise.

La cérémonie de l’Indépendance, organisée le 24 novembre à Rio de Janeiro, s’est traduite par une journée mémorable organisée plusieurs semaines à l’avance par le biais d’un Forum virtuel sur les réseaux sociaux. Plus de 700 personnes ont défilé au Club Monte Libano, assistant aux divers panels, alors qu’une exposition artistique et culinaire se déroulait dans le hall principal. La soirée de clôture a été marquée par un discours virulent du consul général Alejandro Bitar, sur la philosophie de l’indépendance : il y a évoqué les divers problèmes auxquels font face les citoyens aussi bien au Liban qu’au Brésil, pays rongés par la corruption et les inégalités sociales. Un concert a ensuite été donné par le joueur de tabla Rony Barrak, venu spécialement du Liban, accompagné d’un orchestre classique brésilien de six musiciens interprétant des chansons traditionnelles brésiliennes et libanaises.

Panel annulé « en raison de l’incapacité à former un gouvernement »

Le Forum Líbano em Foco s’était caractérisé par cinq panels sur le tourisme, l’émigration, la femme, la culture et les jeunes, alors que le sixième, qui devait aborder des thèmes plus politiques, a été annulé sur décision du consul, qui a dénoncé « l’incapacité des autorités politiques libanaises à former un nouveau gouvernement ».

Cet événement s’est caractérisé par une ambiance enthousiaste, particulièrement lors de l’ouverture du congrès par le conseiller au consulat Marcos Moussallem. On sentait un nouveau sentiment d’attachement au Liban dopé par deux grands événements qui s’étaient tenu à Rio en juin et en août dernier : l’hommage aux premiers émigrés à l’occasion des 130 ans de l’émigration libanaise et la réunion fédérative des Chambres de commerce libano-brésiliennes. Au cours des présentations et multiples discussions qui ont suivi, on a noté l’intervention du jeune évêque grec-orthodoxe et vicaire patriarcal en poste à Rio depuis un an, Mgr Théodore Ghandour, qui a appelé à « libérer les Libanais de leur mentalité politique ».

Les festivités libanaises à Rio se sont poursuivies avec un dîner privé organisé le 26 novembre à Ipanema par Pierre Saadé, membre éminent de la communauté, ainsi que par l’hommage rendu au consul Alejandro Bitar le 27 novembre par Jorge Felippe, président de la Chambre municipale de Rio de Janeiro.

Cette page est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban.

E-mail : monde@rjliban.com – www.rjliban.com

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