Un ancien joueur de l'équipe nationale de football de Bahreïn, réfugié politique en Australie, a été détenu lors de son passage à Bangkok et pourrait être renvoyé à Bahreïn, la Thaïlande ne reconnaissant pas la Convention de Genève sur les réfugiés.
"Je suis inquiet. Je ne veux pas retourner à Bahreïn... C'est très dangereux pour moi là-bas", a expliqué Hakeem Alaraibi depuis sa cellule de l'aéroport de Bangkok, interrogé par téléphone par l'AFP.
Le joueur de foot de 25 ans, arrêté alors qu'il se rendait en vacances en Thaïlande, explique être dans le collimateur des autorités de Bahreïn en raison de son appartenance à la communauté chiite et de l'activisme politique de son frère.
Le petit royaume de Bahreïn est en effet secoué par des manifestations ou accrochages sporadiques depuis la répression en 2011 d'un mouvement de contestation animé par la majorité chiite, qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle.
L'ambassade d'Australie assure être "en contact direct avec les autorités thaïlandaises" sur ce dossier.
La Thaïlande, qui n'est pas signataire de la Convention de Genève sur les réfugiés, est critiquée pour ses expulsions de réfugiés en attente d'être accueillis par un pays tiers.
Chrétiens pakistanais, Ouïghours de Chine... et autres minorités risquant la répression dans leur pays d'origine sont expulsés. L'immigration thaïlandaise durcit sa politique et organise ces dernières semaines des raids anti-immigrés, les Pakistanais étant particulièrement visés.
Quelque 70 chrétiens pakistanais ont ainsi accepté d'être rapatriés récemment, malgré le danger encouru. En juillet 2015, Bangkok avait renvoyé une centaine d'Ouïghours en avion vers la Chine.


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