Le député Ibrahim Kanaan. Photo Ani.
Le bloc parlementaire affilié au Courant patriotique libre, dirigé par Gebran Bassil, a affirmé mardi, à l'issue de sa réunion hebdomadaire, que le CPL ne faisait pas partie du problème qui empêche la formation du gouvernement du Premier ministre désigné, Saad Hariri, alors que M. Bassil entreprend une médiation afin de surmonter les obstacles.
"La médiation qu'entreprend Gebran Bassil a pour but de parvenir à une solution, et nous ne faisons pas partie du problème, nous cherchons à le résoudre", a déclaré le député Ibrahim Kanaan au nom du bloc.
La formation du gouvernement, attendue depuis plus de six mois, est paralysée par la revendication de six députés sunnites pro-8 Mars, soutenus par le Hezbollah, qui réclament un portefeuille au sein du prochain cabinet, une revendication rejetée par M. Hariri.
Gebran Bassil, mandaté par le chef de l’État, Michel Aoun, pour régler le "nœud sunnite", a relancé son initiative mardi en s'entretenant avec le président du Parlement, Nabih Berry.
"La période de gestion des affaires courantes (par le gouvernement sortant) ne vas tarder à s'achever", a en outre assuré le bloc aouniste. "Toute personne ou formation qui a l'intention d'aider à parvenir à une solution est la bienvenue et nous sommes prêts à la soutenir", a affirmé le groupe parlementaire.
"Nous souhaitons la formation du gouvernement dans un proche avenir, et que ce gouvernement ne soit pas un outil de blocage car nous réclamons un cabinet qui soit productif et doté d'un plan de travail, car les dossiers économiques, financiers et sociaux sont extrêmement urgents", a conclu le bloc.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine