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Un ministre britannique suggère de différer la date du Brexit pour améliorer l'accord

L'ancien ministre britannique de la Défense Michael Fallon a déclaré mardi qu'il pourrait être dans l'intérêt du Royaume-Uni de retarder sa date de sortie de l'Union européenne afin que les négociateurs puissent s'entendre sur un meilleur accord de Brexit. "Ce n'est pas un bon accord et il nous en faut un meilleur", a-t-il dit dans une interview à la BBC-radio.

Le vote sur le projet d'accord de Brexit est prévu le 11 décembre à la Chambre des Communes et le Brexit proprement dit interviendra le 29 mars en fin de journée, après quoi suivra une période de transition d'une durée de 21 mois, jusqu'à la fin décembre 2020.

"Et s'il est possible d'obtenir un meilleur accord, de renvoyer les négociateurs à Bruxelles pour deux à trois mois, et même de reporter la date de Brexit de deux ou trois mois, cela, je crois, servirait les intérêts de notre pays sur le long terme", a estimé Michael Fallon.

Selon lui, évincer la Première ministre Theresa May ne serait pas une solution. Certains députés conservateurs partisans du Brexit pourraient apporter leur soutien à l'accord de Brexit si Theresa May disait quand elle se retirerait du pouvoir, écrit mardi le quotidien The Times.

Le sort de l'accord est très incertain, Theresa May devant faire face à une forte opposition de la part des députés des différents partis aux Communes, y compris au sein de son Parti conservateur. Les Tories disposent de 314 sièges à la Chambre des communes (650 sièges). Sous le titre "Des Brexiters soutiendront l'accord de May si elle annonce la date de sa démission", le Times écrit que la Première ministre subit les pressions de certains de ses propres députés pour donner le calendrier de son départ.

Une promesse de sa part de démissionner peu après la date du Brexit contribuerait à apaiser certains conservateurs, parmi lesquels des membres du gouvernement, écrit le Times, qui cite des sources au sein du cabinet May.

Quoi qu'il en soit, le gouvernement britannique n'a pas de "plan B" à l'accord de Brexit, dans le cas où celui-ci serait rejeté par le parlement le 11 décembre, a rappelé mardi David Lidington, ministre d'Etat au Bureau du cabinet. "Il n'y a pas de plan B parce que l'Union européenne elle-même dit que l'accord qui est sur la table est celui sur lequel nous avons dû trouver un compromis", a dit David Lidington dans une interview à la BBC-radio. A la question de savoir si le Royaume-Uni pourrait retarder la date du Brexit, il a répondu que "Cela n'est pas le choix du gouvernement et je ne pense vraiment pas que cela nous mènerait quelque part, parce que l'UE a très clairement fait connaître sa position".

L'ancien ministre britannique de la Défense Michael Fallon a déclaré mardi qu'il pourrait être dans l'intérêt du Royaume-Uni de retarder sa date de sortie de l'Union européenne afin que les négociateurs puissent s'entendre sur un meilleur accord de Brexit. "Ce n'est pas un bon accord et il nous en faut un meilleur", a-t-il dit dans une interview à la BBC-radio.Le vote sur le projet d'accord de Brexit est prévu le 11 décembre à la Chambre des Communes et le Brexit proprement dit interviendra le 29 mars en fin de journée, après quoi suivra une période de transition d'une durée de 21 mois, jusqu'à la fin décembre 2020."Et s'il est possible d'obtenir un meilleur accord, de renvoyer les négociateurs à Bruxelles pour deux à trois mois, et même de reporter la date de Brexit de deux ou trois mois, cela, je crois, servirait...