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Attaque au "gaz toxique" en Syrie : l'OIAC évalue la sécurité en vue d'une enquête

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé lundi qu'elle étudiait les conditions de sécurité sur place avant d'ouvrir une éventuelle enquête sur une attaque chimique présumée perpétrée samedi soir dans la ville syrienne d'Alep.

Damas a officiellement demandé à l'OIAC, qui siège à La Haye, d'ouvrir une enquête sur l'attaque, un drame qui a provoqué une centaine de cas de suffocation et entraîné des raids de représailles dimanche de l'allié russe.

"Le secrétariat de l'OIAC surveille la situation", a déclaré le directeur général de l'Organisation, Fernando Arias, lors d'une conférence quinquennale des Etats membres à l'OIAC.

L'OIAC a sollicité le département de la sécurité de l'ONU "afin d'évaluer les conditions de sécurité sur le terrain en vue d'un éventuel déploiement de la mission d'enquête (de l'Organisation) en Syrie", a-t-il ajouté devant les délégués des Etats membres, réunis pendant neuf jours pour examiner la stratégie de l'Organisation pour les cinq prochaines années.

Les autorités syriennes ont accusé des "groupes terroristes" - une terminologie habituelle du régime qui ne fait pas de distinction entre jihadistes et rebelles - d'avoir visé Alep. En représailles, des raids, les premiers en plus de deux mois, ont été menés par des avions de l'armée russe. Une importante coalition rebelle a démenti toute implication dans l'attaque dans cette métropole du nord aux mains du régime, les autorités syriennes et leur allié russe évoquant un possible recours au "gaz de chlore".

"Les experts de l'OIAC continueront à travailler de manière indépendante pour vérifier toutes les allégations d'utilisation de produits chimiques comme armes en Syrie", a affirmé M. Arias.

Damas a de nouveau accusé lundi "des groupes terroristes armés" d'avoir perpétré l'attaque au gaz toxique à Alep. "Nous pensons que l'agent utilisé était du chlore", a déclaré Bassam al-Sabbagh, représentant permanent de la Syrie auprès de l'OIAC. "Nous avons discuté de la possibilité d'une enquête sur cette attaque pour découvrir ce qui s'est exactement passé dans la ville d'Alep", a-t-il poursuivi.

La Syrie est ravagée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 360.000 morts.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé lundi qu'elle étudiait les conditions de sécurité sur place avant d'ouvrir une éventuelle enquête sur une attaque chimique présumée perpétrée samedi soir dans la ville syrienne d'Alep.
Damas a officiellement demandé à l'OIAC, qui siège à La Haye, d'ouvrir une enquête sur l'attaque, un drame qui a provoqué une centaine de cas de suffocation et entraîné des raids de représailles dimanche de l'allié russe.
"Le secrétariat de l'OIAC surveille la situation", a déclaré le directeur général de l'Organisation, Fernando Arias, lors d'une conférence quinquennale des Etats membres à l'OIAC.
L'OIAC a sollicité le département de la sécurité de l'ONU "afin d'évaluer les conditions de sécurité sur le terrain en vue d'un éventuel déploiement de...