Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a exprimé lundi sa gratitude après la grâce accordée par les Emirats arabes unis au doctorant britannique Matthew Hedges, condamné à la prison à perpétuité pour espionnage.
"Malgré notre désaccord avec les accusations, nous sommes reconnaissants au gouvernement des EAU pour avoir résolu le problème rapidement", a réagi M. Hunt sur Twitter.
Les Emirats arabes unis ont annoncé lundi avoir accordé une grâce présidentielle "avec effet immédiat" à Matthew Hedges, 31 ans, condamné mercredi dernier à la perpétuité pour espionnage au profit d'un pays étranger.
Doctorant à l'université de Durham (nord-est de l'Angleterre), il faisait des recherches sur la politique étrangère et interne des Emirats en matière de sécurité après le Printemps arabe de 2011, et avait été arrêté à l'aéroport de Dubaï le 5 mai.
La femme du doctorant, Daniela Tejada, qui a pour la dernière fois vu son mari le jour de sa condamnation, s'est dite "absolument folle de joie". Interrogée sur la BBC sur les accusations d'espionnage portées contre son mari, elle a répondu : "Au fond de mon cœur, je sais qu'il n'est pas" un espion. Mais "si c'est ce qu'il faut pour le ramener, je me réjouis de la nouvelle", a-t-elle ajouté.
"Nous n'avons jamais vu aucune preuve de ces accusations", a insisté Jeremy Hunt sur la BBC, précisant que Matthew Hedges serait libéré "très bientôt". Il a toutefois estimé que c'était un "moment doux-amer" car d'autres Britanniques restaient détenus injustement dans le monde, notamment Zaghari-Ratcliffe, une Irano-Britannique emprisonnée à Téhéran depuis avril 2016.
Après la condamnation de Matthew Hedges, sa famille avait déposé une demande de grâce.
Doctorant à l'université de Durham (nord-est de l'Angleterre), il faisait des recherches sur la politique étrangère et interne des Emirats en matière de sécurité après le Printemps arabe de...

