Grâce à Ousmane Dembélé (au centre), qui a marqué d’un tir rasant dans une forêt de jambes à la 90e minute contre l’Atlético (1-1), le Barça a conservé la tête du championnat d’Espagne tout en creusant l’écart sur le Real. Javier Soriano/AFP
Quel rachat ! Avec un but salvateur du mal-aimé Ousmane Dembélé, le leader Barcelone a arraché le nul in extremis samedi contre l’Atlético Madrid (1-1) et conservé la tête du championnat d’Espagne, tout en creusant l’écart sur le Real Madrid, qui a rechuté à Eibar (3-0).
L’Atlético Madrid pensait avoir fait la différence lors de ce choc de la 13e journée, ouvrant la marque sur une tête de Diego Costa après un corner d’Antoine Griezmann (77e minute). Mais Dembélé, entré à la 80e minute, s’est racheté aux yeux de ses partenaires après ses récents problèmes de discipline, en marquant d’un tir rasant dans une forêt de jambes (90e). Le 5e but du champion du monde français cette saison en LaLiga permet au Barça (1er, 25 points) de conserver sa 1re place devant l’Atlético (2e, 24 points) et le Séville FC (3e, 23 points). Barcelone prend au passage cinq longueurs d’avance sur le Real (6e, 20 points), qui a concédé sa première défaite sous les ordres de son nouvel entraîneur Santiago Solari, avec une prestation médiocre du capitaine Sergio Ramos au lendemain de révélations sur un contrôle antidopage anormal subi en 2017. L’incroyable suspense qui persiste au sommet en LaLiga est bien la seule bonne nouvelle à l’issue d’une soirée oubliable au stade Metropolitano, où l’affiche, longtemps soporifique, ne s’est animée que dans le dernier quart d’heure. « C’était un match fermé, tactique », a résumé l’entraîneur de l’Atlético, Diego Simeone.
Côté Real Madrid, il y aura aussi des choses à se faire pardonner dans les prochains jours après une défaite surprise à Eibar : les Basques ont décroché la première victoire de leur histoire face au grand Real, au budget seize fois supérieur, grâce à Gonzalo Escalante (16e), Sergi Enrich (52e) et Kike Garcia (57e). Et dire que les Merengues croyaient avoir retrouvé la santé depuis la nomination de Solari fin octobre… La journée a été particulièrement difficile pour le capitaine Ramos : mis en cause vendredi dans des documents des Football Leaks pour avoir été blanchi par l’UEFA après un contrôle à un puissant corticoïde au soir de la victoire en Ligue des champions en mai 2017, il a été très à la peine samedi, essuyant ponctuellement quelques sifflets du public. « Je n’ai jamais enfreint aucun règlement », a-t-il réagi après la rencontre, accusant les médias à l’origine de ces révélations d’avoir publié des « mensonges » et promettant des poursuites judiciaires. « Ce n’est pas le moment de chercher des coupables », a dédramatisé Solari, se disant sûr de « remédier » aux lacunes observées samedi. En attendant, il jouera gros dès demain contre l’AS Rome pour qualifier son équipe pour les 8es de la Ligue des champions.
Source : AFP


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